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30 juin 2008

Commentaires

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Aurélien

Merci Arnaud pour ce billet d'une grande richesse, comme d'habitude.

Je suis enclin à penser que le point de départ de la hausse des prix des années 2000 est simplement le résultat d'un intense lobbying des compagnies pétrolières afin de dégager les marges de manœuvre financières requises pour investir dans la prospection et l'extraction dans les zones moins rentables comme, par exemple, les sables bitumineux de l'Alberta, au Canada, où le potentiel en terme de volume est énorme, même selon les pessimistes. La spéculation financière, les crises nouvelles ou les énergies concurrentes n'intervenant dans la problématique, au plus tôt, que dans un deuxième temps.

Il me semble que la hausse des années 70 est aujourd'hui reconnue comme le résultat de stratégies similaires pour développer l'offshore. Ne sommes-nous pas simplement en train de reproduire le même schéma?

houhou

l'augmentation du prix du baril a eu un effet inattendu. c'est la difficulté de certains pays producteurs à gérer cet afflux massif de devises. Prenons le cas de l'Algérie qui il n'y a pas longtemps était énormement endetté et qui aujourd'hui tout en réfléchissant à la mise en place de son propre fond souverain comme l'a déjà fait la lybie place sont argent dans les bons du trésor américain. Un comble pour un pays dont la population est ouvertement contre la présence américaine en Irak et contre Israël un allié des USA.
Ce qui est aussi à noter, c'est que la population pauvre de ces pays riches profitent peu de l'envolée des prix. Pour ce qui concerne l'Algérie, les priorités sont la construction immobilière et les infrastructures routières et ferroviaires sans oublier l'investissement dans l'énergie nucléaire. Puis c'est un pays qui sort d'une guerre civile qui a lourdement plombé l'économie

ArnaudH

@ Aurélien: merci pour le commentaire d'une grande pertinence: en effet, toutes ces forces se mélangent et l'ordre que tu donnes est logique car les producteurs internationaux connaissent bien l'état de leurs réserves et les nécessités d'investissement à moyen et long terme; par ailleurs l'OPEP, avec la maximisation des fonds souverains et de la gestion optimisée (par rapport à l'historique) des infrastructures n'y voyait pas d'inconvénient en dessous d'un certain seuil. Par contre, je ne pense pas que quiconque ait prévu un prix dépassant, en si peu de temps, les $100 (sachant que le prix de production maximal est de $80); bref la machine est partie d'elle même, alimentée par une série de craintes, qui n'arrangent plus grand monde...

@ Houhou: 100% d'accord; l'espoir est de voir une meilleure gestion de la manne pétrolière sur ce coup (à titre perso j'entends parler d'un renouveau de cette gestion pétrolière algérienne depuis 7 ans), en prenant en compte les leçons des "industries industrialisantes" (initiée suite à la théorie De Bernis),et mettant le paquet sur les infrastructures et le développement des PME, dont les services (l'Algérie a de grands efforts à fournir dans ce domaine), avec une ouverture progressive de son marché extérieur. Cet ensemble devrait permettre au pays d'avoir, faute de crise politique et/ou de redémarrage à grande échelle du conflit, une courbe de développement exponentielle (je suis un grand optimiste, lol). Pour ce qui est des outils financiers, de remboursement quasi total de la dette extérieure et mise en place d'un fonds souverain, on ne peut que les féliciter (pour les investissements en bons du trésor américains, je trouve cela très discutable d'un point de vue financier - je ne rentrerai pas dans les ironies culturelles).

@ tous les deux: vous dormez jamais? (si mes calculs et timers sont justes, il était 1h30 au Canada et 6:00 en France)

Aurélien

@Arnaud:

Si l'heure indiquée dans les commentaires est l'heure française, alors il était 23h34 à Montréal pour le mien. Ce qui ne signifie pas que j'étais au lit à 1h30 pour autant :)

Giacomo

bravo encore à Arnaud pour ce papier bien documenter. Je suis d'accord avec Aurilien en ce qui concerne la capacité des acteurs, du côté de l'offre à se jouer du marché, à manipuler les prix pour induire des décisions.
Cependant, je ne suis pas sûr que en 70-80, les majors (en particulier européenne) ait influé sur les prix pour commencer l'off-shore. Ce contre-choc de 85 a rendu l'ensemble des puits de la mer du nord par exemple peu rentable. Mais comme ils étaient équipés, ils ont fonctionné. Désormais UK par exemple a passé le "peak", et , conséquence du gasdash pour l'électricité, importe du gaz. Ce choc et contre-choc a eu plutot comme conséquence, en épuisant les "atouts de l'adversaire" de servir les intérêts des pays avec beaucoup de réserves.

Je pense que l'analyse que tu proposes après ton "quindi" mérite d'être vu points par points. En particulier ta première phrase loooooooongues après quindi qui est pire que celles de Rocard ! Trop d'idées entrecroisées. Listes énergie après énergie, fait la différence entre énergie primaire, finale, vecteur, utile, la notion de stockage, de puissance et énergie,... Nous affinons une présentation PPT au sein du groupe thématique "Energie, Démocratie, Europe" afin de démêler tous ces fils... sinon on y restons tous prisonniers.

Je n'ai pas de commentaires à faire après "Finalement, il sera nécessaire ..." car il s'agit là un travail sur l'offre alors que pour nous, l'essentiel est de travailler sur la demande en énergie (ou plus précisément sur l'offre de produits et services à faible contenu énergétique)

Un point important : je vous rappelle à tous un petit calcul que vous pouvez faire avec nos parents ou grands-parents. Avant le choc de 73, le litre d'essence était PLUS cher qu'aujourd hui. Avec un salaire median-bas, on achète aujourd'hui encore 1,5 à deux fois plus d'essence. cela fonctionne aussi en Italie (72-2008), j'ai fait hier le calcul avec mon beau-père. L'essence est donc BON MARCHE.
Le drame, c'est que nous avons remodeler nos espaces avec cette énergie pas chère. Nous nous sommes rendu dépendants par des déplacements contraints (doublé dans les familles car une famille "moyenne" européenne, les deux travaillent, et non plus un comme dans les années 60). Bref, la voiture consomme pareil, mais on en a deux et on est passé de 9 à 45 km/jour en 50 ans, pour en moyenne toujours le même temps de déplacement. Toujours plus vite (énergie = carré de la vitesse) et toujours plus loin... Nous avons "zonizé" ton territoire (travail là, habite là-bas, loisirs plus loin, achats, ici,..) comme les urbanistes "modernes" l'avait souhaité dans cette charte d'Athènes en 1933, funeste année...

Je vous invite à lire la triple interviews sur mon blog. http://liberte-egalite-fraternite.hautetfort.com/archive/2008/06/20/transition-vers-l-apres-petrole-abondant-l-avis-de-l-indienn.html(prise et commenté depuis une publication de recherche européenne "s'extraire du pétrole" et d'aller voir les articles uns par uns pour toutes les énergies. Vraiment bien fait par "research*eu".

Pour conclure, je suis de ceux, "sans vanter la crise énergétique" dont je vous ai d'ailleurs montrer que ce n'est pas cher encore !!!, je pense qu'il s'agit là d'une opportunité historique pour que le politique doit saisir pour déconnecter le signal-prix production et le signal_prix consommation. Je crois être foncièrement être un libéral, pas au sens opportuniste Delanoe, mais dans le sens de croire au mécanisme de marché (au sens SPD depuis 59 à Bad Godesberg), -j'ai d'ailleurs jamais voté PS de ma vie pour cette raison- mais cela sont inopérant pour cette dope. Nous n'en avons pas en europe, à nous de nous protéger contre les manipulations déstabilisantes qui arriveront pour sûr. Pour cela, une solution est de plus en plus regardé de près par les chercheurs : Envoyer aux acteurs économiques internes européens un signal prix fossiles en constante, graduelle et connu augmentation, les trentes prochaines années en mettant les mécanismes nécessaires aux fontières sur l'ensemble des produits importés. Avec les RFID, il est possible de connaitre le contenu fossile de chaque produit et de faire la règle de trois qu'il faut pour fixer le niveau de contribution "decarbonisation" nécessaire.

ArnaudH

@ Giacomo: Merci pour le commentaire et les précisions! Oui les phrases longues à la Rocard (entrecroisées de parenthèses avec des détails) vont devoir être écourtées, lol Pour le travail sur les aspects géopolitiques liés à l'offre de pétrole, disons qu'il s'agit d'éviter un embrasement prévisible, c'est un travail parallèle, qui ne concerne pas les mêmes acteurs en relations internationales. Par contre pour ton calcul comparatif 1972 / 2008, peux-tu m'envoyer ton calcul détaillé par e-mail car beaucoup d'informations contradictoires circulent à ce sujet.

Alain Bertier

Pour éclairer un peu la notion de devise de référence du pétrole, je suggère une approche par la compétitivité.
Le prix mondial du pétrole étant exprimé en dollars, ses variations dans chaque économie dépendent des variations de la devise locale par rapport au dollar. On a donc une échelle des augmentations réelles du coût du pétrole qui s’échelonnent ainsi :
- quand la valeur de devise locale augmente le plus par rapport au dollar, la variation du coût est minimale (cas de l’Euro), d’où une compétitivité améliorée envers le reste du monde
- quand la valeur de la devise locale augmente un peu par rapport au dollar, la variation du coût est inférieure à celle du dollar, mais supérieure à celle de l’Euro, d’où une compétitivité améliorée par rapport aux États-unis, mais dégradée par rapport à l’UE
- quand la valeur de la devise locale suit le dollar, la variation du coût est égale à celle du dollar, d’où une compétitivité dégradée par rapport à l’UE et à la Chine
- quand la valeur de la devise locale diminue par rapport au dollar, la variation de coût est maximale (cas de certains pays en développement) par rapport au reste du monde.

Pour être complet, cette échelle devrait faire aussi référence aux autres grandes monnaies (Livre sterling, Franc Suisse et Yen), mais l’idée est la même, c'est-à-dire que l’expression en dollar du prix du pétrole ne reflète pas la réalité des conséquences économiques des variations de son prix officiel.
Bien entendu, si le prix mondial du pétrole était exprimé en une autre devise, les conséquences réelles de ses variations sur les économies locales ne changeraient pas.

Cette analyse montre des évidences, dont l’une est souvent oubliée quand on parle de l’Euro « fort » : non seulement il nous apporte un avantage compétitif dans notre propre consommation de pétrole, mais il nous donne GRATUITEMENT un second avantage compétitif en détériorant la compétitivité des tous les autres pays. Incidemment, ce privilège léonin était auparavant celui sur lequel s’est bâti la puissance américaine.
La conséquence la plus facile à prévoir est que nos amis Chinois vont trouver dans ce mécanisme irrésistible la vraie justification, et probablement la nécessité, de l’augmentation progressive de la valeur du Yuan.


Les augmentations de prix résultant d’une augmentation de la demande difficile à satisfaire, précision importante, car si elle n’était pas difficile à satisfaire il n’y aurait pas augmentation des prix, ne devraient pas être qualifiée d’inflation. En effet la difficulté à satisfaire la demande entraîne des augmentations des coûts de production qui justifient économiquement les augmentations de prix.

Par ailleurs, je recommande d’éviter de trouver des justifications non-économiques aux grandes hausses d’un produit d’importance mondiale comme le pétrole, car elle n’auraient de sens que si on pouvait expliquer les grandes baisses (d’où partent nécessairement les grandes hausses) par des justifications de même nature.

ArnaudH

@ Alain: merci pour le commentaire et l'apport considérable que représente une analyse des effets d'une hausse des cours du pétrole associée à la variation des cours du dollar (par rapport aux autres devises).

Par contre, les augmentations des coûts de production ($5 à $15 en moyenne) ne sont pas avérées pour les plus grandes zones pétrolières mondiales, notamment au Moyen Orient (l'inconnue de l'état réel de leurs réserves nous empêche de nous prononcer sur la pérennité de ces réserves), donc dans ce cas précis (qui reste la source principale pour le moment), il est possible de parler d'effet inflationniste sur le prix mondial. A terme (au fur et à mesure que les sources se diversifient vers des moyens de production plus chers), c'est toi qui auras raison.

Pour ce qui est des causes non économiques (en l'occurrence géopolitiques), elles étaient à l'origine des deux premières crises (même si je te l'accorde d'avance, tout est économique à partir du moment où l'on joue sur des facteurs de production, boycott économique, formations de cartels, etc.); l'élimination des inconnues géopolitiques (et des facteurs économiques qui les accompagnaient) justifiant la baisse des prix post-crise.

Alain Bertier

@Arnaud
Je crois que la tranche de 5 à 15 dollars ne représente que le coût d’extraction ; en parlant de coût de production, j’entends la totalité du cycle industriel de la production du pétrole, c'est-à-dire l’extraction certes, mais surtout l’exploration (qui en grande profondeur sous-marine et en arctique représente des dépenses très supérieures aux budgets requis dans les périodes récentes), l’équipement des sites qui comprend les têtes d’extraction parfois à 3000 mètres de profondeur (dont la complexité résulte d’une part des énormes pressions abyssales, mais aussi des la performance technique que constitue, sur de telles distances, l’envoi et le maintien du flux d’eau et le retour de pétrole et de gaz), la construction de ces merveilles du monde technologique que sont les plates-formes en mer, sans oublier les moyens de chargement des pétroliers en eau profonde, ni les stockages, ni les usines de liquéfaction du gaz, ni les raffineries, tout cela dans un contexte industriel de perfection technique obligatoire qui fait que les entreprises capables de répondre à cette demande se compte sur les doigts d’une seule main, et pour les opérations les plus avancées guère plus de trois (dont une française, Technip) préférant d’ailleurs, le plus souvent, s’associer pour les grands projets, à quoi il ne faut pas omettre d’ajouter les majorations considérables du prix des matières premières utilisées dans toutes ces constructions.
PS : Les critique littéraires apprécieront la tentative de tout dire en une phrase dans le style de Quindi …

ArnaudH

@ Alain: je suis envieux maintenant: très belle phrase, lol. Si on reste au Moyen-Orient, alors oui, il faut rajouter cout d'extraction, cout de production (relativement peu cher, la production dans cet environnement n'exigeant pas des moyens techniques démesurés) et coût de raffinage (mais on reste dans le cadre d'un pétrole relativement facile à raffiner); l'exploration étant minimale (les réserves sont connues - seuls les nouveaux moyens techniques permettent d'optimiser les positionnement des nouveaux puits ou d'optimiser les puits en fin de production). Bref, le coût est certes supérieur à $5 - $15 mais on reste dans la fourchette basse du coût de production. Dans les autres zones, notamment en Afrique sub-saharienne, au Golfe du Mexique, en Amérique du Sud en Mer du Nord et en Asie, oui, le coût d'exploration, de production et de raffinage est bien plus important.

Giacomo

@ Alain et Arnaud,
j'aimerais profiter de cet échange entre vous, pour compléter sur coût de production.
Dans tout marché, il y a face à face la production et la consommation.

Dans les marchés énergétiques, l'équilibre intéressant à analyser se fait au niveau du marché d'énergie dite finale, par exemple au nivveau de la plaque continentale européenne l'électricité, ou niveau region mondiale le ga naturel, voire aussi les "liquid fuel", les possibilités économiques de transports permettant de corréler au niveau mondial les prix entre eux.
Côté offre, une technologie qui transforme de la ressource en énergie, côté demande, une technologie qui transforme une énergie en services (voiture+ morphologie urbaine, chauffage+ "système-habitat", ....)

Nous ne voulons pas un voiture énergivore, ni même de la mobilité, nous voulons de l'accessibilité, obtenu car la morphologie urbaine a été bien pensée. Nous ne voulons pas un chauffage énergivore, ni même des capteurs solaires sur le toit, nous voulons du confort thermique; obtenu car le "système-habitat" a été bien étudié.

Nous avons pris l'habitude de vouloir des habitats, des véhicules énergévores (certaine marque de status-symbol aussi) car nous n'avons pas conscience de l'intensité énergétique des fluides à notre disposition. Un plein correspond à la quantité énergétique fournit par un travailleur manuel durant ... quatre ans !

De facon abusive, l'ensemble des infrastructures (depuis le puits/mines, jusqu'à l'utilisateur -pipes, wires) ne sont pas prise en compte comme COUT de PRODUCTION, alors qu'elle n'en sont que leur prolongement, elle sont au mieux partagé entre offre et demande ou même supporté par la demande, même encore porté par la collectivité.

Il s'agit là d'un biais dont nous devons avoir conscience car il a des conséquence importante sur les solutions sub-optimales que les marchés favorisent. La place d'une politique économique vertueuse est de corriger ces biais par des mécanismes adaptés de réallocations des moyens de l'offre d'énergies à l'offre de services (demande d'énergies).

Claudio (aka Bzhita)

Article fort intéressant, en effet.

En complément j'apporterais deux considérations.

1 - la situation actuelle me rappelle ce que disait un excellent économiste français, Jean Fourastié, au sujet des "périodes transitoires" : une certaine "technologie", ensemble des conditions de production et consommation à l'instant "t" entre en crise, car :
-> l'amélioration de l'efficience productive (y inclus la capacité de rationaliser la dépense énergétique)n'arrive pas à suivre l'excès de demande ET
-> la demande instantanée est rigide

C'est largement le cas aujourd'hui pour ce qui concerne l'énergie. Fourastié aurait dit qu'une création de "progrès technologique" viendra déplacer la "technologie" sur un terrain plus fertile.

Sur cette conclusion, pourtant intéressante (-> ex. hydrogène ?), je suis réservé.

2 - Il est vrai que les tenants de la "croissance zéro", historiquement ont eu tort mais je crois qu'un progrès "organisationnel" des territoires, voué à la réduction de l'obligation de consommation est primordial si on veut bâtir un équilibre durable qui assume un coût de l'énergie, peut importe la source, durablement cher.

ArnaudH

@ Giacomo: Comme toujours, je trouve ta perspective rafraichissante car elle nous ramène à l'essentiel ;-)

@ Claudio: Merci pour le commentaire et pour la référence à Fourastié (j'ai eu l'occasion de voir de près l'oeuvre de ce grand européen, proche de Monnet, lors de mon passage par la Commission Economique pour l'Amérique Latine); le principe est en effet valable, un bémol tout de même sur la deuxième assertion: la demande de pétrole n'est pas forcément rigide dans les sociétés développées (par contre elle est plus que compensée par une demande croissante des pays émergents); Sur le progrès organisationnels des territoires, les écrits de Giacomo (commentaire au dessus du tien) et ses références bibliographiques sont très bonnes.

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