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29 mai 2008

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Voici les sites qui parlent de Quindi... Parti Démocrate Européen (PDE): Stratégies Electorales et Propositions Programmatiques pour une Europe Puissance, une Europe Solidaire, une Europe Ambitieuse (phase 1) :

Commentaires

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babr

Bravo !! c'est une très belle contribution pour le projet aussi bien sur la forme que sur le fond. Je crois que c'est à la fois complet, profond et bien vu.
Plusieurs petites notes, juste parce que "qui aime bien châtie bien" :
1)la liste des soutiens potentiels d'une campagne du PDE est vraiment à relativiser. Je rappelle que VGE est membre du PPE, qu'il a pris parti pour Sarkozy à la présidentielle et non pour le représentant français du PDE, Bayrou. Il en va de même pour Simone Veil. Ils vont sans doute changer de position pour les européennes, mais je ne le crois pas.

2)les candidats que vous proposez (Guy Verhofstadt,Borislaw Geremek,Anders Fogh Rasmussen ) sont tous excellents et brillants. Mais, pour reprendre un argument soulevé par Margot Wallstrom !? Pourtant, elles ne manquent pas à l'ELDR !! De Cécilia Malmstrom à Emma Bonino, en passant par Annemie Neyts Uyttebroeck, Meglena Kuneva et Nellie Kroes ! C'est dommage !!

3)La grande inconnue de l'avenir du PDE est son ancrage européen... qui tient surtout au PD italien. Si l'option d'une alliance avec le PSE l'emporte, la campagne démocrate européenne (sans le pD, donc, qui aura le programme PSE) sera considérablement affaiblie !.. Si cette question n'est pas réglée rapidement, c'est le début de la fin du PDE, car il sera trop tard pour écrire un programme européen qui se base sur une consultation large des citoyens et de la société civile (vous prenez à juste raison l'exemple du PSE).


4)La thèse du triomphe des conservateurs en Europe (et son corollaire, la défaite de la social-démocratie) , dont nous bassinent les médias, et que vous reprenez, est à nuancer : si les conservateurs ont remporté beaucoup des dernières élections, il ne faut pas oublier qu'ils sont la plupart du temps au gouvernement en alliance ( cela étant dû au système politique, mais aussi aux choix politiques). Le profil principal de ces alliances est celui de la Grande Coalition (en Allemagne, en Autriche, au Luxembourg, élargie aux Pays Bas et en Belgique) ou des libéraux démocrates alliés aux verts et aux conservateurs (Finlande, République tchèque, Irlande)....
Donc, pas de triomphe des conservateurs, mais des gouvernements mixtes.. la question sera de savoir, au lendemain des élections, si les autres partis (réformistes) que les deux gros (PSE, PPE) pourront jouer un rôle d'arbitres. .. ou trouver une alliance politique, à l'instar de ce qu'avait proposé Cohn Bendit en 2004 et que vous citez justement...

5)Je récuse votre affirmation comme quoi le PDE ELDR sont les seuls partis pouvant se réclamer des pères fondateurs."Le PDE et l'ELDR, seuls partis se réclamant encore des pères fondateurs de l'idéal communautaire et des valeurs humanistes qui ont permis l'émergence de l'Union"
Il est tout à fait possible d'appliquer cette phrase au PPE (héritier de Schuman, Gaspieri et Adenauer) comme au PSE (Spaak, Mitterrand, Brandt ou Delors), ainsi qu'aux Verts (Fischer, mais là, on n'est plus dans les Pères Fondateurs).

6) L'odre des propositions me parait critiquable. Je pense que le budget doit venir en tout premier, puisque sans budget suffisant on ne peut pas appliquer le programme.

7) Mais pour tout le reste : BRAVO !! encore félicitations

ArnaudH

Bonsoir Babr,

Merci pour le commentaire, quelques réponses incomplètes car vos arguments sont bons:

1. Oui c'est sur, les soutiens seront à suivre, je pensais surtout aux soutiens d'une des trois candidatures à la tête de liste et non pas à celle de Bayrou en France car, en effet, les réflexes de la campagne réapparaitraient sûrement: c'est vrai que jusqu'en 2004 l'UDF était un parti membre du PPE mais idéologiquement ils sont tout de même plus proches de l'ELDR... (surtout quand on prend en compte les tendances plus eurosceptiques du PPE);

2. En effet, j'avais lu ses arguments dans la presse et la présentation de sa candidature, et je suis d'accord sur le principe; mais le problème qui se pose c'est qu'il s'agit des principaux candidats avec l'expérience nécessaire pour faire face à des Chefs de Gouvernement; ayant été pour deux d'entre eux Premiers Ministres et le troisième président de l'OSCE et Ministre des Affaires Etrangères, c'est primordial face à un autre ex-chef d'Etat en la personne du Président du Conseil à venir, de même que le HRPE ex-président de l'OTAN et avec de l'expérience, Ministre des Affaires Etrangères du principal pays de l'Union dans le cas de Fischer; Cécilia Malmstrom en tant qu'ex-Ministre des Affaires Etrangères suédoise serait une candidate intéressante (mais sa position sur le maintien du PE à Bruxelles serait problématique en France); Emma Bonino manque d'appuis politiques (surtout si le PD privilégie l'option PSE) et vient d'un pays du sud; dans ces deux cas ainsi que pour Annemie Neyts, Meglena Kuneva et Nellie Kroes, je pense que ce seraient d'excellentes candidates pour le poste de HRPE ou Présidente du Parlement Européen (même si cela serait moins innovant d'avoir une femme à ce poste). Après s'il s'agit uniquement d'avoir une femme à ce poste sans regarder les préférences politiques, Mary Robinson ou Tarja Halonen seraient tout aussi idéales pour le PSE, Angela Merkel au Conseil ou la Commission pour le PPE (même s'il est trop tôt) et Benita Ferrero Waldner comme HRPE ou Présidente du Parlement.

3. Oui, ce serait un problème mais pas forcément disqualifiant car la campagne se fera malgré tout sur le terrain à l'échelle nationale: un bon score du MoDem (important compte tenu du nombre de députés français), du Darbo (principal parti national) et des autres composantes du PDE, le PNV en particulier (à voir) pourrait compenser...

4. C'est pas tellement le triomphe des conservateurs eux-mêmes que je prévois (je ne suis d'ailleurs pas très bon pour prévoir à l'avance les résultats d'élections) mais surtout le triomphe de facto de certaines de leurs idées et craintes, notamment en matière d'immigration; de même que les craintes de déficit démocratique, Europe libéral sans volets sociaux issus de la gauche radicale; d'où le besoin d'y répondre dans le programme par le co-développement, la coordination des politiques d'immigration, et la mise en valeur des composantes sociales de l'Union; à l'inverse, je ne chercherai pas à répondre aux craintes des eurosceptiques et souverainistes;

5. Je suis d'accord sur la démonstration, les grandes figures européennes n'ont pas manqué dans les autres partis, c'était volontairement provocateur afin de servir d'élément motivateur; mais c'est surtout pour préciser qu'il existe des éléments eurosceptiques au PPE et au PSE (pas chez les Verts et les Régionalistes de l'ALE, mais comme précisé dans votre commentaire, ils ne peuvent se prévaloir de figures chez les Pères Fondateurs de l'Union);

6. OK, question de préférences j'imagine

7. Merci pour ce fabuleux commentaire stratégique - il ne faut pas hésiter à en déposer d'autres pour entamer un dialogue plus large!
- première conclusion sur cet échange: il faudra que le PDE, l'ELDR et l'ADLE mettent aussi en valeur leur candidat au poste de HRPE en favorisant une femme issue de leurs rangs, prenant en compte la diversité géographique nécessaire en fonction du candidat retenu pour la Commission - cela démultiplierait les visages avec une deuxième tête de liste...
- deuxième conclusion: il faudra approfondir les convergences programmatiques possibles avec les autres partis, le moment venu, pour avoir des options de coalitions plus larges si nécessaire (ma préférence irait vers une coalition PDE-EDLR-Verts-ALE)...

zapataz

Morceau de commentaire transféré du blog de l'Hérétique:
http://heresie.hautetfort.com/archive/2008/05/27/le-parti-europeen-de-chypre-%CE%B5%CF%85%CF%81%CF%89%CF%80%CE%B1%CF%8A%CE%BA%CE%BF-%CE%BA%E1%BD%B9%CE%BC%CE%BC%CE%B1.html

Je profite de ton attention pour te demander si tu ne crains pas que le PDE se disloque définitivement avec le choix que devront faire les italiens du PD entre le PDE et le PSE?
Le PDE avait deux grandes composantes principales avec l'UDF et la Marguerite et l'EDLR était déjà majoritaire dans l'ADLE. le PD va devoir choisir entre gauche et centre. On trouve à l'ADLE le FDP et non la CDU qui fut longtemps le parti frère idéologiquement parlant de l'UDF. Les Libdems ont une sensibilité bien plus plus libérale que classiquement "modérée". Le Modem a du mal à se définir. Pour l'instant l'ADLE semble donc surtout être un rassemblement trés mouvant de ceux qui ne sont ni vraiment à droite ni vraiment à gauche (tiens ça ressemble assez aux débuts de l'UDF en fait non?). Mais y a t il une vraie colonne vertébrale idéologique à tout ça? Je vais de ce pas fouiller ce que RD a mis en lien ce soir sur ton travail.

ArnaudH

@zapataz: En fait je ne crains pas trop la disparition du PDE. Je crois que le PDE a développé un corpus idéologique avant le MoDem et le PD (les dates de création respectives en attestent) et que, d'une certaine manière, il a influencé le MoDem et le PD (bon c'est les même personnes au niveau français et italien donc c'était probable):

- l'UDF est sortie du PPE quelques années avant de se transformer en MoDem, dans les deux cas à partir du même schéma: celui d'une transition post électorale vers un ensemble plus logique (2004-2007) en préparation des échéances suivantes.

- la Margherita, avaient deux composantes internes dont l'une adhérait au PPE (Partito Popolare Italiano) et l'autre à l'ELDR (Democratici e Renovamento) entre la date de création de la Margherita (2001) et du PDE (2004); c'est à dire qu'ils avaient déjà fait campagne aux élections européennes de juin 2004 pour des groupes parlementaires différents (tout en étant réunis au niveau national dans la Margherita) car le PDE est réellement né en décembre 2004. Pour rajouter un élément à la confusion, la Margherita avait fait campagne aux européennes de 2004 au sein de l'alliance "Uniti nell'Ulivo" avec le centre gauche (DS, SDI) et une autre formation de centre italienne (MRI) qui sont respectivement membres du PSE et de l'ELDR. Bref, le PD a des représentants dans ces trois partis (PSE, PDE, ELDR, voire les Verts), en plus de ses alliés naturels aux élections italiennes qui sont membres de l'ELDR, et le mouvement de regroupement en un même groupe parlementaire européen n'est pas évident - je crois d'ailleurs qu'il aura du mal à se faire compte tenu du peu de débats ayant lieu sur ce sujet; l'Italie n'en sera pas à sa première particularité électorale (de même que l'Espagne avec ses partis centristes et régionalistes qui se retrouvent dans une position surprenante entre les groupes PDE et ALE).
- pour ce qui est de l’idéologie du PDE : je crois qu’il y a une véritable finesse d’analyse et de proposition qui le font diverger, en termes économiques, de l’ELDR (reprise dans le programme ci-dessus dans la partie « Une Europe Solidaire ») ; en plus des idéaux pro-intégration européenne (néo-fonctionnalistes ou fédéralistes selon la terminologie de préférence) qui le distinguent du PPE (important pour les ex-UDF) et du PSE (important pour les ex-Margherita au sein du PD).

- je pense que le PDE a un bel avenir devant lui et qu’il inspirera des partis politiques à travers l’Europe au fur et à mesure (il est uniquement représenté dans neuf pays pour le moment, et encore, en Irlande il s’agit d’une seule députée), l’UPyD et / ou Maragall sont des options en Espagne, la décomposition progressive de l’UeN et le départ de ses partis centristes (dont le Fianna Fail irlandais) en est une autre, tout reste ouvert ;-)

Giacomo

Bravo Arnaud,

Enfin ! Au travail en effet.
Français de 38 ans, marié à une italienne et à ce titre "italien" ayant donc voté au dernière élection en Italie, résident au sud de l'Allemagne, mon domaine d'expertise professionnelle est "Politiques Energétiques des Territoires".
Je viens de lancer un appel sur mon blog pour travailler sur le sujet "Energie, Démocratie, Europe" car nous devons être en mesure de nourrir au mieux le programme du PED. Au delà des différences des territoires et de nos histoires, il est essentiel de construire une position européenne commune. Oui c'est possible et il faudra dépasser les slogan certes nécessaire du type PEC : "Politique Energitique Commune"
Je lis en détail ton texte en particulier sur le registre Energie et te fait part de mes commentaires.

Giacomo,

http://liberte-egalite-fraternite.hautetfort.com/archive/2008/05/29/energie-democratie-europe-e-d-e-toi-et-le-ciel-t-aidera.html

Diego

Oula c'était long !

Je me demande quand même comment va se positionner le Pd pour ces élections... On m'avait dit qu'il confluerait dans le PSE...

Giacomo

sujet : Energie et Société

j'ai acquis,et ce après des années de travail, dont au sein d'un institut de recherche pluridisciplinaire dédié à l'Energie que nous avons tous à perdre à traiter cette problématique sous l'intitulé "Ambition Environnementale et Energétique". L'environnement est pour moi clairement le mauvais point d'entrée pour le sujet Energie.
Prenons par exemple une collectivité locale, en charge du "Daseinvorsorge" intraduisible de l'Allemand (litt. perso : "charge du bien commun de la vie du territoire"): L'élu qui a en main la consommation énergétique présente et future d'un territoire (donc de sa résilience énergétique), c'est celui qui est en charge des politiques foncières et de développement économique.
Jamais le chargé de l'environnement.
L'abondance de l'Energie bon marché (pétrole,...) nous a fait oublier l'importance vitale de l'Energie pour l'existence même de nos sociétés. Aujourd'hui nos 20 esclaves-cyclistes dans le jardin, comme j'explique dans mon blog) Or, ous assistons à une prise de conscience mondiale et particulièrement européenne (question de notre dépendance à 75 % en 2020 dans le scénario BAU, voir livre vert EU).
Nous, Démocrates européens, devons remettre ce sujet au centre. La transition énergétique (4ième révolution industrielle) doit être prise en charge par les politiques, c'est, j'en suis convaincu, une question d'équité, de justice, d'humanisme mais aussi de réalisme économique et de liberté.
Reste à ceux qui pensent comme moi à convaincre les autres démocrates.
Je vous invite sur mon blog, et suis à votre disposition pour toutes sources.

http://liberte-egalite-fraternite.hautetfort.com/archive/2008/05/29/energie-democratie-europe-e-d-e-toi-et-le-ciel-t-aidera.html

ArnaudH

@ Giacomo: merci pour les commentaires; j'ai lu ton billet et suis très intéressé par cette démarche "co-constructrice", chacun apportant ses expertises pour la construction d'un meilleur projet pour le PDE (rien que nos expertises différentes Energie / Géopolitique-Géoéconomie, et nos localisations sur au moins trois pays européens est déjà encourageante!). Un think tank MoDem se met lentement en place ou il serait possible de travailler: http://thinktank.demosweb.eu/

Sur la présentation, la remanier ne me pose aucun problème, surtout que tout cela est très relatif, on pourrait regrouper aussi dans la section économie ou faire, comme tu le suggères des sections individuelles. Par contre un élément de réflexion avant changement pour les futures versions: dans l'esprit de l'électeur (et non de l'élu) à qui s'adresse le programme (bon, pas celui-ci, il n'est pas formaté pour une présentation grand-public, mais les programmes à venir dans leurs phases définitives), un lien entre énergie et environnement n'est pas une mauvaise chose, eu égard à la prise de conscience du peak oil (même si théorique car nous ne connaissons pas toutes les réserves potentielles) et du besoin de limiter les énergies polluantes par effet direct (charbon / hydrocarbures; nucléaire) et indirect (biocarburants), pour passer aux énergies propres (plus chères à court et moyen terme), et financer la recherche européenne en matière d'énergies propres (y compris la fusion nucléaire a priori) et productivité des méthodes de captation d'énergie, tout en créant une nouvelle industrie de l'énergie propre qui doit faire partie de notre politique environnementale à l'extérieure de l'Union (Mécanisme de Développement Propre - MDP tel que prévu dans le Protocole de Kyoto).

@ Diego: Ben oui, ce n'est pas un exercice rapide la construction programmatique, d'autant plus quand il s'agit de préparer un programme qui doit théoriquement être applicable pour 497 millions d'européens, lol

Pour le PD, on va voir, tout est possible, j'avais eu quelques échos similaires aux tiens, mais qui ne se sont pas confirmés pour le moment, et qui pourraient être annulés par les tensions internes suite aux élections (D'Alema-Veltroni-Rutelli), chose qui ne serait pas très grave d'ailleurs, comme expliqué plus haut, ce ne serait pas la première fois que des candidats italiens aux élections européennes se présentent sous une même étiquette nationale tout en siégeant dans des groupes différents. Pour le retrait du PD-Margherita du PDE, ce serait tout de même surprenant car Rutelli était l'un des principaux initiateurs du PDE, mais bon, le groupe survivrait a priori sans lui grâce à l'alliance au sein de l'ADLE (qui permet au PDE d'échapper à la barre fixée dans le réglement intérieur du Parlement pour la constitution d'un groupe s'il ne franchissait pas la barre des 20 députés et d'un cinquième des pays membres représentés lors des prochaines élections - ou 30 députés et un quart des pays, si la modification en cours de discussion passe...)

Alain Bertier

L’idée de transférer le siège de la France au Conseil de Sécurité à l’Union Européenne n’est sans doute pas à écarter pour l’éternité, mais la période actuelle n’est certainement pas appropriée pour faire preuve de cette générosité.
En effet, la France traverse à l’heure actuelle une période très difficile, plus difficile pour elle que pour d’autres nations ; cela ne peut plus se masquer discrètement sur les restes d’une histoire qui inspirait un respect universel, et se manifeste très concrètement et actuellement par son incapacité à s’adapter à la mondialisation, par la perte de son autorité en Europe, et, horreur des horreurs, par des finances délabrées qui lui font subir les insolences des technocrates européens et les sarcasmes de ses pairs.
Ce n’est pas quand on est faible qu’il faut faire des concessions, encore moins des cadeaux. Ces circonstances déprécieraient totalement ce don qui serait imputé à nos difficultés et non à l’intérêt du but qu’il permettrait d’atteindre. Par contre, on peut demander cela à une autre membre de l’Union qui dispose aussi d’un siège au Conseil de Sécurité, membre dont l’influence européenne est devenue considérable, et dont les thèses socio-économiques y sont fort appréciées, si cela apparaît indispensable.
En conséquence, évoquons l’utilité de cet actif pour l’Union, mais laissons nous le temps de reconstituer nos forces pour en retirer, le moment venu des contreparties proportionnées à l’importance du cadeau.
Sur un autre plan l’idée de céder notre droit de veto, fut-ce en conservant le pouvoir de s’y opposer, ce qui ne serait pas acceptable par le récipiendaire, outre que cela poserait un problème institutionnel à l’ONU qui n’en a guère besoin, ne parait pas adaptée au mode de fonctionnement onusien caractérisée par des votes nationaux ; les nations qui voteraient pour une position prise par la France ne sauraient plus qui elles soutiennent, ce qui conduit à transférer le siège à l’Union, ce qui n’est, dans l’immédiat pas possible, et pas forcément intéressant si on considère les 27 voix européennes qui risqueraient d’être parfois regroupées dans celle de l’Union.

ArnaudH

@ Alain: ah, j'attendais que quelqu'un fasse cette remarque, merci. Ton point de vue est probablement partagé par de nombreux français (bon je ne reprends pas le développement sur les britanniques, lol), mais je récuse le principe qu'il serait pris comme un acte lié à nos difficultés (à moins d'attendre encore longtemps jusqu'à ce que ce transfert devienne une évidence) mais plutôt un acte décisif d'une nation sûre de son destin, qui permettrait de continuer à bénéficier du respect universel (est-il possible que ce soit une différence de perspective générationnelle? c'était parfois le cas lors de mes discussions avec d0m1 sur les réformes de l'OTAN et la PESD).

Soyons clairs, le Parlement Européen n'a pas de pouvoir de décision en la matière, que celui de proposition (donc il s'agit d'initier une proposition, pas de prendre la décision tout de suite, et donc de permettre aux français et aux européens de se faire à l'idée). Mais, cette proposition est faite car, d'une part, elle commence à émerger de plus en plus (autant devancer la demande et profiter de la dynamique pour réformer les processus de décision de l'ONU), même dans les cercles diplomatiques officiels (pas exactement celui du transfert du siège français mais celui de la mise en place d'un siège pour l'UE, ce qui n'est pas imaginable dans le cadre des membres permanents actuels: trois européens sur six membres, ne passerait pas), la dernière par le Ministre des Affaires Etrangères polonais (voir premier encart à droite: http://www.mouvement-europeen.eu/-no-381- ); et d'autre part, cela permettrait d'obtenir quelque chose de significatif en échange pour l'UE, une véritable PESD / PESC (vital à l'heure où la sécurité d'un monde multipolaire se décide et pourrait être laissée à l'OTAN), ce qui serait une revanche de l'histoire de la part du pays qui avait refusé par voie parlementaire nationale la Communauté Européenne de Défense en 1954, et la proposerait par voie parlementaire européenne 55 ans plus tard! Finalement au niveau de l'ONU, c'est aussi l'occasion d'initier l'autre idée programmatique (dont je revendique la paternité!) en matière de relations internationales, la mise en place de représentations des organismes régionaux à l'ONU pour une meilleure gouvernance mondiale ("Conseil des Organisations Régionales")qui doit progressivement prendre le dessus sur les autres conseils (sécurité, ECOSOC) de l'ONU.

Pour ce qui est de ton dernier commentaire, je ne suis pas sur d'avoir bien compris, mais mon schéma de pensée (qui peut évoluer compte tenu de la nouveauté de la proposition) intègre une période de transition (5 ans? 10 ans?) où le siège permanent de l'UE devrait agir à la majorité qualifiée prévue dans le Traité de Lisbonne (27+nouveaux membres) avec la possibilité réservée à la France (et le Royaume Uni s'il se joint à la proposition du siège unique) d'émettre son véto à toute proposition qui irait contre sa politique diplomatique (que la proposition vienne d'un pays membre de l'UE, alors la proposition au Conseil de Sécurité ne serait pas réalisée car eliminée au sein du Conseil PESD / PESC - ou qu'elle vienne d'un autre pays membre du Conseil de Sécurité, dans quel cas il y aurait un véto européen, initié dans le Conseil PESD / PESC par la France). Ce genre de décision serait interne à l'UE et non pas liée aux politiques institutionnelles de l'ONU. Passée cette période d'adaptation, la décision se ferait uniquement à la majorité qualifiée au sein de l'UE. Par contre, toutes les propositions faites depuis le siège de l'UE, dès la mise en place du siège (sans période de transition), se ferait au nom de tous les membres participant à la PESD dans sa version communautaire (a priori tous sauf Royaume Uni s'ils gardent leur siège permanent). Bon, il faudra continuer à travailler les détails (comme tout mécanisme de décision nouveau car les ramifications sont toujours importantes et parfois imprévisibles, mais c'est aussi le cas aujourd'hui, on continue a être surpris des ramifications liées aux membres permanents du Conseil de Sécurité actuel, et il sera probablement étendu à l'Inde, au Brésil et à un pays africain, ce qui changera aussi la donne et les ramifications, pourquoi retarder l'inévitable?).

chr!s

Info et pratique :

Le 8 juin, 9h à 14 h, Maison de la Chimie, le MoDem parle Europe. (un intervenant du Partito Democratico)

http://www.docstoc.com/ c'est un "reader" intégrable à un site. Il permet de lire un texte pleine écran comme sur un e-book. ;-) stp, quelquefois :)) pour le confort. Merci.

giacomo

@Arnaud:
désolé si c'est sec, je veux faire efficace et rapide
tu écris : "tu le suggères des sections individuelles". ma réponse : non je ne crois pas que cela soit pernitent car c'est le croisement de champ qui permet de faire sortir des thématiques

tu écris :
un lien entre énergie et environnement n'est pas une mauvaise chose
ta justification dépasse le champ "environnement" :eu égard à la prise de conscience du peak oil (même si théorique car nous ne connaissons pas toutes les réserves potentielles) et du besoin de limiter les énergies polluantes par effet direct (charbon / hydrocarbures; nucléaire) et indirect (biocarburants), pour passer aux énergies propres (plus chères à court et moyen terme), et financer la recherche européenne en matière d'énergies propres (y compris la fusion nucléaire a priori) et productivité des méthodes de captation d'énergie, tout en créant une nouvelle industrie de l'énergie propre qui doit faire partie de notre politique environnementale à l'extérieure de l'Union (Mécanisme de Développement Propre - MDP tel que prévu dans le Protocole de Kyoto).

mes réponses :
1- ta justification mériterai d'être retravaillé car il y a deux oublis majeurs : échelle de temps de l'opérationalité des solutions et les ordres de grandeur des solutions :je ne répond pas là dessus ce soir, il faut 1h (que je prendrai car évitons ces listes à la Prevert, du "slogan somnifère". Une première lecture si tu veux : http://liberte-egalite-fraternite.hautetfort.com/archive/2008/04/23/technologia-in-cognita-se-hace-camino-al-andar.html)

2- je vois un risque MAJEUR de mettre Energie dans Environnement : Ce n'est pas la porte d'entrée, cela ne parle pas au citoyen (il s'en fout). Ce qui lui parle c'est sa vie et celle de ces enfants (à la rigueur)

Energie est à mettre avec Pouvoir d'achat voir mon dernier billet (avec le mail de Jancovici de lundi dernier à de nombreux journalistes)
http://liberte-egalite-fraternite.hautetfort.com/archive/2008/05/30/finis-le-pipeau-du-courage-les-journalistes.html

Energie c'est une question centrale et il ne le sait. C'est une question POLITIQUE (Qui sera l'esclave de la société post-carbone ? -si c'est plus le fossile)


tu écris : Un think tank MoDem se met lentement en place ou il serait possible de travailler: http://thinktank.demosweb.eu/
ma réponse : je vais me réinscrire

Bon week-end. Toutes les sources de mes écrits restent à disposition, demandez, je vous les envoies

Giacomo
apprenti démocrate

ArnaudH

@ Giacomo: ce n'est pas un oubli, je ne considère pas qu'un programme politique doit intégrer les différences de temps d'opérationnalité de chaque source d'énergie, ni leur degré d'interopérabilité, ça deviendrait trop complexe et devra faire partie des décisions / directives à venir, tout en tenant compte d'une situation énergétique à jour à la mise en place des propositions juste avant la campagne électorale; par contre, alimenter les bases programmatiques avec des études (et non des articles) en la matière serait intéressant car cela permettra de nous justifier sur le détail dans la campagne si nécessaire, et d'avoir une base pour la préparation des décisions / directives à venir. Par contre lier énergie et pouvoir d'achat n'a pas du tout ma préférence (faudra déterminer en fonction de la majorité des participants au processus programmatique du PDE) car cela manque de perspective de long terme (et donc un processus pédagogique initié par un programme politique), ce qui rend ce genre d'exercice périlleux (ne connaissant pas à l'avance les évolutions possibles des prix des hydrocarbures, biocarburants, et des énergies renouvelables post-crise alimentaire, post-spéculations pétrolières, du coût réel post-mise en place des derniers générateurs d'énergie nucléaire) et simpliste (si on tombe dans une forme de populisme programmatique).

Bon weekend

Giacomo

Arnaud,
Bon début de semaine.
En préalable, je ne peux être que d’accord avec toi, évitons de tomber dans le « populisme programmatique ». Jouer avec les peurs ou répéter des solutions sans aller au cœur de l’analyse sont pour moi deux facettes d’un même populisme. Démocrates, nous devons être exigeant, merci pour ton exigence, je le serai aussi.
J’aurai aimé pouvoir continuer l’échange sur le ThinkTank de Demoweb mentionné mais je n’ai pas trouvé d’endroit pour loger cette discussion. Merci de créer une discussion sous ttre « Energie, Démocratie, Europe » afin que nous puissions.
Fais moi savoir, où mettre études, rapports, contre-expertises à disposition. N’hésites pas déjà à faire des commentaires où documents

Tu abordes deux points : l’intégration de la complexité (échelle de temps, ordre de grandeur) et « Energie/pouvoir d’achat »

Pour le premier point :
Comme nous voulons dépasser les deux populismes, nécessité de deux étapes.
Pour l’étape d’analyse avant la rédaction : Acceptons la complexité du sujet, ne cherchons pas à simplifier, mettons en évidence les zones de doute. En ce qui concerne les outils à utiliser lors d’études prospectives, Si l’écriture en scénario peut être difficile, une classification en « interdits », des « incontournables » … par rapport l’objectif sociétal que l’on se fixe. (voir ex p11 du rapport Facteur4) est très éclairante. Le diagnostic peut dont être construits sur différents déterminants dont la robustesse peut être différentiée.
Pour l’étape de rédaction, alors ne sortons pas les clichés habituels (ex : fusion, économie hydrogène, économie d’énergie sans dire quoi…) , prenons notre lecteur par la main. Si nous ne convergeons pas vers un diagnostic partagé, aucun succès possible. Alors il ne fait pas sens de répéter les solutions (usuellement énoncées).

Pour le deuxième point, j’avoue que ce peut être perçu comme provocateur de mettre l’énergie au même niveau que le pouvoir d’achat. Ce qui est perçu comme provocateur devient une évidence macro-économique une fois que l’on considère le rôle de l’énergie pour le développement d’une civilisation. Ci-dessous, un appel à la constitution d’un groupe thématique, posté sur le site MDFE :

« Energie, Démocratie, Europe » : E.D.E. toi et le ciel t'aidera !
Afin d’apporter des réponses efficaces et socialement acceptées aux contraintes énergétiques actuelles, détachée de tout dogmatisme ou effet de mode, une vision partagée doit être construite sur les enjeux, les risques et les opportunités de notre société, et plus généralement de l'humanité. Comme vous, nous avons si souvent assisté à des débats tournant à de sanglants pugilats faute d’un travail préalable ayant permis de développer un langage commun, une vision concordante de la situation présente. Quelle perte de temps et d'énergie !
Etablir un socle commun de connaissances, accessible à tous, voilà l'objet de ce groupe thématique : « Energie, Démocratie, Europe ». Ci-dessous, quelques éléments explicitant cette problématique au croisement de ces trois domaines.

« Energie » et notre addiction aux fossiles. Jusqu'à la première révolution industrielle et les premières extractions de charbon, l'énergie primordiale utilisée par l'humanité était l'énergie solaire. Le bois-combustible et le travail musculaire, fourni par l’animal ou par l’homme via leur nourriture, sont le produit de la photosynthèse. Or, depuis, nous avons assisté à un déstockage massif de ressources énergétiques fossiles dont l’emmagasinage dans notre sous-sol aura nécessité des millions d'années. Ces fossiles fournissent aujourd’hui 85% de la consommation énergétique humaine – les 15% restants consistant de quelque 10% de bois, 2% de nucléaire (18% en France), 2% d’hydroélectricité ; l’éolien et le solaire occupent une place marginale. Déjà en 1909 (!), Wilhelm Ostwald, dans son ouvrage "Energetische Grundlagen der Kulturwissenschaft" remarquait que ces réserves risquaient d’être considérées comme un héritage véritablement inespéré incitant son légataire, l’humanité, à vivre au jour le jour en perdant de vue les principes de l'économie de long terme ! Inexorablement, les ressources des pays producteurs s’amenuise et la demande énergétique explose. Les tensions sur le gaz et le pétrole renchérissent les "liquides énergétiques" et rendent économiquement rentable le process dit du "Coal-to-Liquid", accélérant alors l’épuisement des stocks de charbon... En-dehors de toute querelle partisane, une intensification du recours à l'atome n'est simplement pas à l’échelle des enjeux temporels et quantitatifs.

« Europe » et la surabondance en produit dopant… Au cours du dernier siècle, la société européenne s’est entre-autres développée grâce à cet héritage inespéré, en augmentant insidieusement, année après année, la « dose » énergétique nécessaire. De façon imagée, le maintien du standard de vie actuel d’un Européen moyen (énergie nécessaire pour le logement, la consommation alimentaire et manufacturée et les transports) équivaut à l'effort colossal de 20 cyclistes professionnels pédalant continûment. Et ceux-ci ne sont payés qu’une misère pour le service rendu. Les dealers mondiaux ont pris conscience de notre addiction aux fossiles. Nous, les européens, sommes des nantis énergétiques tels qu’aucune société humaine n’a auparavant générés ni ne saura entretenir au cours du prochain demi-siècle : restons lucides, ces avancées technologiques qui justifient si souvent notre inaction ne constituent qu’un fragment de solution compte tenu du laps de temps imparti. Partant de l’échelon local, la cure à notre addiction doit se hisser jusqu’au niveau européen pour espérer servir de force d’entraînement au reste du globe.

« Démocratie » à préserver en limitant cette dépendance. Face aux menaces du changement climatique, de la déstabilisation du monde (émeutes, guerres, migrations forcées), la dépendance de l’Europe vis-à-vis de puissances extérieures accentue potentiellement la mise en péril de sa démocratie. Une transition énergétique s’impose à elle. Cette transition, déjà chiffrée par beaucoup d’experts en politique énergétique, n'est réalisable que si la sphère politique se libère de l’emprise extrême exercée par le citoyen devenu accro. Le courage politique doit être soutenu par les citoyens lucides souhaitant préserver leur liberté. Initions notre cure de désintoxication, les solutions (techniques, sociétales,fiscales…) sont connues. Positifs, nous devons regarder devant nous !
Vous voulez travailler avec nous au sein du groupe thématique MoDem ? Contactez-nous !

ArnaudH

Bonjour Giacomo,

Merci beaucoup pour ton commentaire de très grande qualité. Oui, en effet, l'approche par interdits / incontournables / pédagogie électorale sur les économies d'énergie me semble la plus adaptée pour la construction programatique PDE-MoDem. Je vais activer de suite la thématique EDE sur le Think Tank Citoyen (renommé Think Tank des Démocrates, Jeunes Démocrates, et Sympathisants du MoDem) et je t'y retrouve pour une explication rapide sur la méthode d'intégration de documents.

Giacomo

Energie, PRIORITE de les présidences conjointes France / Rep. Tchèque / Suède !

Incroyable, mais il faut aller sur les médias chinois, voire indien pour être informé ! rien en Français
Comme vous devez le savoir, la présidence française, contrairement à ce que l'excécutif fait croire en France n'est pas un OneManShow. Depuis Jan 07, il y a la mise en place de programme commun entre trois présidences successives sur 18 mois.
[url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9sidence_du_Conseil_de_l'Union_europ%C3%A9enne#Syst.C3.A8me_des_.C2.AB_triplets_.C2.BB]système des triplets[/url].Après un premier programme commun (All., Portugal, Slovenie), le triplet qui commence en juin 08 jusqu'à dec 09 (pendant la période, Election Eur et Election All) les pays sont : France, Rep Tchèque et Suède.

LA priorité du programme de la présidence commune : "Energie et Changement Climatique" ([url=http://news.xinhuanet.com/english/2008-05/28/content_8265880.htm]presse chinoise[/url]), J'ai l'info en Tchèques, en Suédois, rien en Français..., comme trop souvent...

Ce qui est à noter c'est que depuis 2005, la suède a mis en place un plan sur 15 ans pour sortir.... de la fossil-dépendance (
[url=http://en.wikipedia.org/wiki/Oil_phase-out_in_Sweden]Oil phase-out in Sweden 2020[/url])

et que vont les démocrates ?...

europium

Je suis globalement d’accord avec ces propositions
Justes quelques remarques.

En premier lieu ne vaudrait-il pas mieux commencer par faire un état des lieux et expliquer en quoi l’UE est une avancée et que cette dernière doit jouer un rôle de plus en plus important dans le futur. Je trouve que la communication faite par l’UE est médiocre, ce qui amplifie sa mauvaise image .on sait ce qui ne va pas par l’intermédiaire des anti-européens mais on identifie mal ( sauf pour ceux qui s’intéressent sérieusement au sujet) les points positifs.
Un récent sondage a montré que les européens ne connaissent pas le fonctionnement de l’UE. Il est dès lors logique que la participation aux européennes ne soit pas très folichonne, que l’aspect technocratique de l’UE soit malheureusement mis en exergue et sert de bouc émissaire pour dénoncer ce qui ne va pas. Les « nonistes » se feront un malin plaisir de reprendre cet argument qui fait mouche à chaque fois, comme ce lui de taper à tort sur la BCE.

Peu de gens savent qu’à partir de 2009, les pouvoirs du parlement européen seront renforcés avec en particulier la nomination du président de la commission. La couleur politique qui dominera au parlement aura une forte influence ce qui n’est pas le cas actuellement.

De plus il faudra aborder sérieusement le problème de l’élargissement et ne pas occulter en particulier l’intégration de la turquie. A l’inverse de ce que tu écrits il faut en parler car c’est un sujet qui reviendra obligatoirement sur le devant. Même si ce n’est pas un sujet a mettre au tout premier plan, il faut pouvoir y répondre clairement.
Si l’Europe marche au ralenti actuellement c’est qu’elle n’a pas su créer un modèle de fonctionnement pour passer de 15 à 25 puis à 27. Il faudrait évaluer le fonctionnement de l’UE et « la pratique » du nouveau traité sur une période de 10 à 15 ans afin de mieux appréhender tout nouvel élargissement. Cependant pour les nouveaux prétendants il serait logique de créer une étape intermédiaire afin de les amener à niveaux dans un premier temps puis étudier comment il est possible de les intégrer sans perturber certains équilibres.
A cela il me paraît nécessaire de trouver une solution pour augmenter le budget de l’UE ce qui n’a malheureusement pas été fait lors des derniers arrivants.

En ce qui concerne l’émigration, il me paraît nécessaire de l’accompagner d’un « plan
Agriculture » surtout en faveur de l’Afrique pour éviter un exode massif. Elle doit arriver à l’autosuffisance alimentaire comme c’est le cas dans de nombreux pays d’Asie par exemple.
Ce qui se passe actuellement doit servir de leçon. Les aléas climatiques (qui seront de plus en plus nombreux) viennent perturber les productions des céréales de bases, ce qui entraîne une augmentation des cours. A cela s’ajouter la folle course aux bio-carburants qui augmente la spéculation sur les céréales de base. Ne doivent-ils pas être remis en question même si les USA et le Brésil y sont farouchement opposés ( cf la dernière conférence de la FAO). De plus les USA et l’Europe ne doivent-ils pas refaire, comme dans le passé, des stocks des denrées de base pour contre-carrer l’augmentation des cours en cas de pénuries…..
Autre question « philosophique » : les céréales de bases sont-elles des objets de spéculations comme les autres ? Actuellement la spéculation « lamentable» des fonds de pensions, des groupes financiers,etc… engendrent une augmentation des cours. Ceci est lié au fait que ces investisseurs veulent se refaire la cerise à cause des pertes dues à la crise bancaire. Les céréales apparaissent comme le pétrole, actuellement, comme les produits qui permettent les plus grosses plus-values a court terme. Ne devraient-on pas encadrer cette spéculation sur les produits de bases ?

Pour les libertés civiles, l’UE doit mieux protéger la vie privée des citoyens pour empêcher certaines dérives. La France est un très bon exemple de ces dérives. Il n'y a qu’avoir ce qui se passe avec les données biométriques ou la France va plus loin que les autres en ne tenant pas compte des recommandations de la CNIL. Idem pour ce qui se passe avec internet.

L’atlantisme en europe doit-elle toujours être la règle, Les russes actuellement remettent en cause cette logique de politique de défense. La guerre froide étant terminée, n’ont-ils pas raison ?

le petit grognard

J'ai commencé à lire.. Puis j'ai coupé. Il va falloir que tu acceptes enfin de publier par morceau ! ;-)
bien cordialement

d0m1

les notes d'Europium vont tout à fait dans le sens de mes préoccupations majeures, tu t'en doutes !
j'attends ta réponse avec patience, puisque tu es très occupé en ce moment.
à bientôt...

ArnaudH

@ Giacomo: c'est sur au niveau médiatique, l'Europe est sous-estimée, ce que appauvrit le débat public compte tenu du nombre de thèmes essentiels abordés à ce niveau, comme la politique énergétique... si quelqu'un trouve un moyen de mieux médiatiser ces décisions, débats, et son fonctionnement, je suis preneur!

@ Europium: merci beaucoup pour toutes tes remarques; mes commentaires sur tes commentaires, lol:

- sur la médiatisation des aspects positifs c'est ce que je m'efforçais de faire en listant les politiques, programmes, et agences européennes existants afin de monter en puissance, plutôt que démarrer à zéro; je me place dans la lignée des propos de FB sur le rôle de l'Europe face à la mondialisation et aussi sur les différences de poids entre la globalisation et la mondialisation (point sur lequel j'écrirai un billet à l'occasion); par contre, suite à réflexion, je nous trouve tous un peu coupables (je ne pense pas à toi spécifiquement Europium, même l'inverse vu que tu mènes ce combat depuis un moment) : combien de fois faisons nous référence aux politiques européennes lorsque nous débattons politique en famille, entre amis, sur les fora internet etc. la plupart du temps c'est une vague référence, au même titre que des notions vagues comme l'environnement ou le social, sans rentrer dans le vif du sujet - alors que l'essentiel des politiques d'avenir se jouent à ce niveau... il nous faut devenir plus concrets, le temps du rêve européen se clôt, le temps de la politique européenne s'ouvre - ta remarque sur les pouvoirs accrus du Parlement Européen vont dans le même sens.

- sur l'aspect technocratique mis en exergue; je penche de plus en plus pour une justification de cet aspect lié aux grilles de lecture électoralistes des conservateurs et des populistes de gauche: de même que cela a été réalisé aux Etats Unis sous Nixon (enfin Goldwater pour être précis) puis Reagan, Gingrich et Bush en ce qui concerne le trop d'Etat, la version européenne, devenue plus visible depuis les référendums (TCE, Lisbonne), crée une alliance de circonstance entre ceux qui insistent sur la lourdeur et l'omniprésence d'une "bureaucratie" européenne qui serait anti-démocratique (de même que la BCE) et ceux qui souhaitent défendre des intérêts corporatistes. Je pense qu'il est temps de réinvestir ce champ délaissé aux populistes et les mettre devant leurs responsabilités: où est le plan B? quelqu'un a t-il pris la peine de l'écrire, de le négocier à 27? quels intérêts sont défendus par ATTAC? quels intérêts sont défendus par les De Villiers / Pasqua etc. ? De plus, il nous faut sortir du schéma institutionnel d'intégration par traités pour débattre devant les [deux] chambres législatives européennes de chaque modification, une par une, et non dans un bloc trop dense et incompréhensible par le commun des mortels, proie évidente des populismes et des défaillances référendaires et parlementaires nationales qui ne sont pas à la hauteur d'un débat sans cesse ramené aux seuls intérêts nationaux à court terme.

- sur la Turquie, j'ai pas mal évolué (en passant du non au oui puis au oui raisonné). A l'arrivée ma position est la suivante: la Turquie est déjà dans un processus d'élargissement (depuis 40 ans - passé à la vitesse supérieure depuis cinq ans), revenir dessus serait un camouflet historique aux conséquences géopolitiques imprévisibles pour la Turquie, le sud-est de l'Europe (dont Chypre et la Grèce), le Caucase Sud et le Moyen Orient. La position turque vis-à-vis de l'Europe évolue aussi au fur et à mesure qu'ils réalisent ce que représente, culturellement, sociologiquement, institutionnellement et politiquement, une adhésion à l'UE. Dans tous les cas de figure, une adhésion turque doit suivre - de manière stricte - les règles des ASA et d'adhésion (à venir), à savoir (car nous avons dépassé de loin les critères de Copenhague): le respect des minorités, les relations normalisées avec les autres Etats membres, la stabilité à ses frontières et avec ses voisins, des institutions démocratiques, le respect de l'opposition et des corps intermédiaires, une économie capable de supporter le choc de l'adhésion - et tacitement la capacité de l'UE à absorber économiquement le choc de l'adhésion turque. Toutes les autres mesures (migratoires, monétaires, agricoles, etc.) feront l'objet de protocoles progressifs pour une adhésion. Bref, rien de tout cela ne se fera dans les années à venir, il ne pourra en être question que dans 10 à 15 ans au plus tôt (si la Turquie se maintient sur cette voie), d'où l'aspect prématuré d'un débat qui ne pourrait qu'être populiste sachant que nous n'avons pas toutes les cartes en main pour prévoir l'avenir. A l'inverse, géostratégiquement, la Turquie en tant qu'Etat sous-régional puissant représente un rempart pour l'UE à sa frontière sud-est; de plus, si on se place dans l'espace géographique de la Mer Noire, réinvesti par l'UE depuis son élargissement à l'est, alors une adhésion turque (ainsi que celles, à long terme, de l'Arménie, la Géorgie, voire l'Azerbaïdjan) prennent tout leur sens, figeant ainsi définitivement l'élargissement à l'est (en plus des Balkans occidentaux, l'Ukraine, la Moldavie et la Biélorussie) et les frontières de l'UE (une fois que les membres de l'EEE-AELE et les micro-Etats se seront décidés). Voila pour ma réponse, qui me semble claire (j'espère ne pas être le seul) et qui replace dans un contexte chronologique. Une des difficultés du public français à l'heure actuelle est de conceptualiser cet espace de la Mer Noire comme un espace éminemment européen (contrairement aux britanniques, allemands et italiens il me semble) - c'est sur cela qu'il nous faut communiquer à court / moyen terme. Tout cela (méthode d'élargissement) va dans le même sens que ce que tu proposes, mais cela existe déjà lors des négociations ASA et adhésion, de même que de façon plus discrète au sein de la politique de voisinage (PEV) à l'est du continent - mais c'est très mal médiatisé et donc ne participe pas de la fonction pédagogique à l'égard des citoyens actuels de l'Union.

- pour l'Europe au ralenti, plus que la mise en place d'un nouveau mode de fonctionnement (certes nécessaire pour plus de votes à la majorité qualifiée et la mise en place d'une double majorité), c'est le processus de réforme institutionnelle trop lourd (10 ans maintenant) qui ralentit tout - trop de réformes sont sur le banc en attendant les référendums, la (re)négociation du TCE, les élections nationales pour le lancement d'une nouvelle impulsion, les présidences européennes des grands Etats membres, etc. Tout cela doit cesser avec le nouveau traité (si ratifié) mais aussi avec une prise de responsabilité des parlementaires européens.

- pour le budget 100% d'accord

- pour ce qui est des migrations, elles s'intègrent, à mon avis, dans une politique plus large de co-développement qui doit prendre une autre envergure (j'ai eu le plaisir de pouvoir poser la question en direct aux intervenants lors de la Convention sur l'Europe du MoDem - et j'ai appris qu'un groupe de militants MoDem travaille déjà là-dessus), même si elles ne représentent qu'une des composantes de cette politique de co-développement, au même titre que le développement alimentaire (d'accord avec toi sur les bio-carburants sauf pour le Brésil), la gestion énergétique, la préparation éventuelle face aux changements climatiques (désertification, montée de eaux, etc.). Pour les aspects purement alimentaires, je te renvoie vers mon billet là dessus et surtout vers les commentaires d'Alain qui met en valeur l'importance relative des spéculations sur le blé (bien qu'elles aient un impact à court terme - je pense aussi comme toi qu'on devrait réfléchir sur la pertinence éventuelle d'un mécanisme de blocage des cours sur une durée très limitée - par contre ce serai contre-productif à long terme car c'est justement les cours qui auraient du nous permettre de réagir plus rapidement aux problématiques d'offre alimentaire). http://www.quindiblog.eu/log/2008/05/quindi-crise-de.html

- pour les stocks de denrées européens, j'y suis farouchement opposé, car ils n'étaient pas souhaités, ce n'était que le sous-produit d'une production agricole subventionnée qui empêchait les PVD de développer leur propre agriculture (vivrière et exportation) à des prix plus compétitifs - mais oui, ces stocks permettaient d'aider le PAM dans sa distribution d'aide alimentaire humanitaire (rien ne justifie d'arrêter cette aide humanitaire).

- pour les libertés civiles, l'Union a un rôle très important à jouer dans ce domaine nouveau (au même titre que la bio-éthique que tu connais bien), merci de l'avoir mis en valeur (cela manquait dans mon texte).

- pour moi, l'Atlantisme a le même intérêt que celui des relations appaisées (environnementales, diplomatiques, commerciales, économiques, financières, migratoires, sociales, culturelles, etc.) avec tous les autres blocs géopolitiques (d'où ma proposition de Conseil des Organisations Régionales). Par contre, en matière militaire, il faut se rendre à l'évidence que nous agissons à l'échelle internationale de manière beaucoup plus efficace quand nous nous répartissons les tâches fixées par le Conseil de Sécurité (c'est à dire quand nous agissons dans le cadre du droit international), entre l'UE et les Etats-Unis, avec l'OTAN quand nécessaire. L'OTAN est la seule alliance militaire opérationnelle, à une époque où les conflits locaux et régionaux se sont multipliés, nécessitant de plus en plus de forces d'interposition, de moyens pouvant éviter l'extension des conflits, ce n'est pas peu de chose d'avoir un mécanisme solide en place. D'où l'intérêt d'étendre l'OTAN aux autres démocraties d'envergure qui souhaiteraient participer aux efforts internationaux de maintien de la paix (voir billet sur l'OTAN: http://www.quindiblog.eu/log/2008/04/quindi-la-diffi.html )

@ Le petit grognard: ravi de te voir passer par là ;-) Je revendique une place particulière au sein de la communauté des blogueurs (enfin! lol): celui qui refuse de faire simple, qui refuse de saucissonner (et simplifier) les problèmes, et refuse d'avoir plus d'audience en publiant plus souvent de manière plus courte (call me "the anti-blogger") - entre temps, un conseil, utilise le bouton PDF en haut à droite du blog - plus facile de lire au calme quand tu as le temps...

@ d0m1: désolé pour le délai (plein de trucs en suspens), le débat européen ne fait que commencer, je suis tout ouïe.... (surtout que tes commentaires me sont vitaux car c'est à partir de tes interrogations que je pourrai affiner les propositions ci-dessus et produire un texte plus en phase avec les préoccupations des électeurs et la communication politique de rigueur) ;-)

d0m1

ah ? le rôle de Candide ? oui, très bien. Mais je prends mon temps, j'essaie d'éviter les doublons.

ArnaudH

@ d0m1: candide, non (tes questions sont trop pointues et informées pour dire cela), exigeante et intègre, oui!

d0m1

je laisse de côté ce qui concerne l'Otan et l'alliance Atlantique, car on en a déjà parlé ailleurs.

"Candide" dans le sens où je ne suis pas une spécialiste, j'ai un fonctionnement mental de généraliste. à + !

d0m1

Au commencement...
Europe : les raisons de la colère…

Nous, la génération Bee Gees et Beach Boys, avons été bercés par le refrain : Europe = plus jamais de guerre entre voisins, nous sommes ligotés par des contrats commerciaux.

La génération Boys Bands ou Metallica, elle, s’en moque : ses voisins sont ses correspondants, ses amis, ses copains msn…
Avant de signer Maastricht : quel projet social pour l’Europe ? Non, pas social quand même, n’exagérons pas, allez « sociétal » ! Rien !

Le Commerce, Le Droit, Les Banques…

Le € en grand partout : quel symbole transcendant ! Avouons que pendant des semaines, ça nous a fait frissonner…

Les commerçants commercent, les juristes trouvent les brèches (par EX E.Leclerc et l’essence moins chère : du Droit, amendes suffisantes, et hop, Bruxelles), c’est le sport national en France, trouver les failles de l’Administration, alors, avec Bruxelles…

Et les malins trouvent l’accès au Pactole. Un projet ? Bruxelles ! Une catastrophe ? Bruxelles !
On leur a proposé l’Europe des banques ? Les Européens ont compris…Et chacun son tour, pourquoi pas ?

L’Europe c’est le Commerce, les Lois, la Monnaie.

Que certains ne s’y reconnaissent pas, peut-on les en blâmer ?
Le Projet qui arrive APRES la mise en place technologique : ça peut paraître normal que l’enthousiasme ne soit pas au rendez-vous…

Ce qui peut être là, c’est une sorte de service technique minimum. Européens ? Bof ! Techniciens Européens , on va essayer…

En râlant, mais on se met au travail ! oui, oui, 65 h/semaine, pas de souci !

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UNION EUROPÉENNE • Comment Bruxelles veut contourner un non irlandais

Alors que les Irlandais se prononcent sur le traité de Lisbonne, The Daily Telegraph assure que les dirigeants du pays et les autorités européennes ont déjà prévu les moyens d'appliquer le texte.

DE BRUXELLES,
De hauts responsables à Bruxelles préparent des plans pour s'assurer que le traité de Lisbonne sera bien appliqué ailleurs au cas où l'Irlande le rejetterait par référendum. Des mesures comme la création d'un président de l'Union européenne (UE), d'un ministre des Affaires étrangères et de services diplomatiques seront peut-être retardées, mais elles devraient malgré tout finir par être mises en place.

A en croire un diplomate, un "mécanisme de soudure" serait en discussion. Si l'Irlande rejette le traité, peut-être sera-t-elle simplement retirée de la liste des signataires. Elle ne serait ainsi pas légalement contrainte d'en respecter les clauses.

D'ici à la fin de 2009 ou au début de 2010, quand la Croatie entrera dans l'UE, un "traité d'adhésion" ayant valeur d'amendement sera voté par tous les membres, y compris Dublin. Il comprendrait une série de protocoles prévoyant sur le papier des "issues" aux problèmes que l'Irlande peut avoir avec l'UE, comme les pouvoirs fiscaux ou une plus grande coopération militaire.

Ces textes ne seraient pas sans rappeler les clauses d'exemption dont dispose le Royaume-Uni sur la Charte des droits fondamentaux et les questions sociales dans le traité de Lisbonne actuellement ratifié à Westminster. Comme le reste de l'Europe, l'Irlande n'organise pas de référendums sur les traités d'élargissement de l'UE. Avec les nouveaux protocoles, Dublin pourrait faire passer un traité d'adhésion au Parlement irlandais sans avoir recours à une consultation du peuple.

"Ce mécanisme ne serait pas plus incompréhensible ou légaliste que le traité lui-même", déclare-t-on de source officielle. "Il n'est probablement pas plus compliqué que les allées et venues qui ont été nécessaires pour transformer le Traité constitutionnel en traité de Lisbonne après son rejet par les Français et les Néerlandais. Tout est une question de temps."

Ces dernières semaines, les responsables irlandais se sont réunis à huis clos pour débattre de la possibilité d'une application du traité, avec ou sans référendum. Lors de discussions portant sur la création d'un corps diplomatique européen, les 7 et 13 mai, les diplomates irlandais ont défendu leur position sur la composition du Service d'action externe européen et le rôle du futur ministre des Affaires étrangères de l'UE.

Les minutes secrètes de ces rencontres, que le Daily Telegraph a pu examiner, montre que Bobby McDonagh, représentant de l'Irlande auprès de l'UE, a plaidé auprès de ses collègues afin que ces négociations et la position de Dublin restent confidentielles. "[Nous] devons nous montrer prudents quant à la façon de présenter ces questions !"

Bruno Waterfield
The Daily Telegraph

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