Quindi... En Bolivie, l'antagonisme croissant entre la gauche radicale et les droites, entre l'occident et l'orient, provoque une crise institutionnelle et la multiplication des tentatives de légitimation nationales et régionales
Le 8 mai 2008, pour mettre fin à la crise de légitimité démocratique qui secoue la
Bolivie depuis l'an 2000, le Président Evo Morales, indien de l'ethnie Uru (le premier à gouverner le pays), du parti MAS
(Movimiento Al Socialismo) de gauche radicale, a
décidé de remettre son mandat en jeu, lors d'un référendum
qui devra avoir lieu dans les 90 jours (c'est la deuxième fois qu'il propose cette procédure en quatre mois; la première avait été refusée par le Sénat en décembre, la deuxième a été acceptée en mai). Selon une réforme instituée par
Evo Morales lui-même, si le résultat du référendum contre la
proposition du président est supérieur au score avec lequel celui-ci
avait gagné l'élection présidentielle en décembre 2005 (53,74%), alors son mandat, ainsi
que celui du vice-président Alvaro Garcia Linera et des neufs préfets départementaux, seront révoqués et
des élections présidentielles et départementales devront se tenir trois à six semaines
plus tard. Le président bolivien a donc choisi une sortie de crise
similaire à celle menée par un autre président de gauche radicale
latino-américain, le président vénézuélien Hugo Chavez lors de ses
affrontements homériques avec son opposition (la possibilité de tenir un référendum révocatoire de mi-mandat avait été inscrite dans la constitution par Hugo Chavez lui-même; plusieurs demandes avaient été effectuées par son opposition et il avait fini par y accéder en août 2004 bien que la commission électorale jugeait les pétitions non conformes; Hugo Chavez remporta le référendum avec 59% des voix et consolida ainsi sa légitimité démocratique). Malgré une fin de mandat
prévue pour janvier 2011, Evo Morales s'est retrouvé piégé politiquement par les attentes
contradictoires des boliviens, à l'issue de l'élection présidentielle de
décembre 2005. Une partie du pays, souhaite la renationalisation des
industries exploitant les ressources naturelles, et revenir en arrière sur les mesures prises suite au Plan d'Ajustement Structurel,
mis en place à la demande du FMI en 1985; une autre souhaite une
limitation de la solidarité inter-départementale et la liberté
d'exploitation de ces mêmes ressources par le secteur privé, avec un mouvement accéléré vers
la décentralisation entamée en 1995; finalement, la majorité historique
obtenue par Evo Morales en 2005, devait lui permettre d'établir un
nouveau pacte constitutionnel, et mettre fin à l'instabilité chronique
des gouvernements depuis le rétablissement de la démocratie en 1982. Ces contradictions se sont poursuivies depuis la mise en place du gouvernement d'Evo Morales; avec le vote simultané en juillet 2006 pour une assemblée constituante (dont 50,7% des voix, et 55 des 70 circonscriptions, ont été remportées par le parti MAS du président), et un référendum national sur la décentralisation départementale (dont le principe a été refusé par 57,6% des boliviens); une guerre politique entre le gouvernement central et six des neuf préfets départementaux, élus de l'opposition (aggravée par la volonté du MAS de voter les articles de la constituante à la majorité simple plutôt qu'à la majorité des deux tiers tel que proposé à l'origine); le refus du deuxième parti du pays, Podemos de droite conservatrice (28,5% des voix en 2005), de participer à la signature de la nouvelle constitution (seuls 164 des 255 constituants l'ont approuvée); la nationalisation d'entreprises comme celle des hydrocarbures, YPFB, le 1er mai 2006 (dont dépendait fortement la société brésilienne Petrobras), l'opérateur ferroviaire en juin 2006, celle des télécommunications, ENTEL, le 1er mai 2008, et l'intention de nationaliser les filiales pétrolières à capitaux étrangères (BP, Shell, et une société à capitaux mixtes péruviens / allemands) - la Bolivie détient la deuxième plus grande réserve d'hydrocarbures d'Amérique du Sud - et une partie des exploitations agricoles fortement concentrées (latifundia) dans le cadre d'une réforme agraire devant bénéficier les indiens Quechua (nord-ouest), Aymara (ouest) et Guarani (sud-est).
La fragilité institutionnelle de la Bolivie est une donnée fixe depuis 25 ans; c'est un des pays les plus instables d'Amérique Latine. Ce n'est pas un manque de droit qui est à l'origine du problème institutionnel mais un non respect du droit et des institutions existantes par les personnalités politiques et les électeurs eux-mêmes (comme l'indique, ces dernières tentatives de déstabilisation du gouvernement le mieux élu de l'histoire démocratique du pays, qui avait clairement annoncé son programme). Le processus électoral est traditionnellement utilisé pour délégitimer un opposant (qu'il soit militaire ou démocrate) plutôt que comme arme de légitimation des nouveaux élus. Pour enrayer cette instabilité chronique, les gouvernements de centre droite et de droite des deux dernières décennies avaient mis en place des "pactes de gouvernabilité" (engageant les partis les plus significatifs parmi les 20 partis politiques boliviens), par lesquels ils renonçaient à l'usage de la violence, mettaient en place des institutions et des règles électorales permanentes, et distribuaient les postes de la fonction publique aux différents représentants de l'arc démocratique ("cuoteos"); cette dernière initiative décrédibilisant l'ensemble du système politique national, renforçant les révoltes populaires croissantes entre 1986 et 2006 et donc, la radicalisation progressive des forces anti-démocratiques (mélange de nostalgiques des époques dictatoriales et de forces de gauche radicale). Le premier choc démocratique a eu lieu en juin 2002, avec l'arrivée du MAS en deuxième position (21%, à deux points du MNR de centre droit libéral), mettant ainsi fin à l'historique des trois partis de la première phase de démocratie (1982-2002), MNR - Podemos (Parti Social-Démocrate)-UN (Union Nationale, droite conservatrice). Les manifestations continuèrent, provoquant une centaine de morts en 2003, avec une demande constante pour un référendum sur la décentralisation, l'intégration des indiens aymara, quechua, et guarani dans le système public et sa représentation, une révision de la loi sur les hydrocarbures ("Guerre du Gaz"), et la mise en place d'une assemblée constituante; remettant ainsi en cause les fondements institutionnels, sociaux et économiques de l'Etat. Elles provoquèrent la chute du gouvernement en octobre 2003 (le Président Gonzalo Sanchez de Lozada laissant le pouvoir à son vice-président, qui accusait le premier de meurtre) et du gouvernement suivant en juin 2005 (Carlos Mesa) - le successeur désigné, président de la Cour Suprême (Eduardo Rodriguez) étant uniquement chargé de mettre en place des élections nationales. Mais afin d'assurer la stabilité du pays et réintégrer dans la légalité l'ensemble des forces contestataires (évitant ainsi une remise en cause du système démocratique), le dernier gouvernement de centre droite allait organiser de nouvelles élections présidentielles et départementales, et la mise en place d'un agenda électoral répondant à toutes les demandes des différentes parties, de manière successive, même si elles étaient contradictoires, comme c'était le cas pour la décentralisation, demandée par les départements orientaux, et la constituante permettant de renforcer la représentation et la stabilité de l'Etat central, demandée par les département occidentaux. Malgré sa large victoire de décembre 2005, Evo Morales devait assurer les deux demandes contradictoires transmises de gouvernement en gouvernement depuis 2000, devenues urgentes à partir de 2005. Il en découlait une certaine prévisibilité de la crise à venir entre les départements occidentaux et l'Etat central, les premiers refusant d'accepter le résultat du référendum de juillet 2006 leur privant d'une plus grande décentralisation, le deuxième refusant de remettre en cause le processus final de la constituante malgré l'absence de 35% des constitutionnels lors de la signature. Le blocage devenant de plus en plus visible lors des interventions des différentes parties dont la teneur se limite aux détails juridiques qui ne changent rien sur le fond.
Malgré le référendum national perdu sur une nouvelle décentralisation, l'illégalité confirmée à plusieurs reprises de lancer un référendum autonomiste local, le refus de l'Organisation des Etats Américains (OEA) de cautionner de tels référendums, et les tentatives de médiation, notamment de la part des argentins, quatre des neufs départements orientaux de la Bolivie, représentant à eux seuls 80% du PIB du pays, ont prévu de tenir des référendum pour une plus grande autonomie (Santa Cruz, Pando, Beni, et Tarija) et deux autres pourraient les rejoindre (Chuquisaca et Cochabamba). La toile de fond idéologique (gauche radicale / droite libérale) de ces référendums a aussi joué un rôle excessif avec l'apparition sur la scène nationale d'une pression politique en provenance de l'ALBA, L'Alternative Bolivarienne pour les Amériques (groupe réunissant le Venezuela, Cuba, la Bolivie, la République Dominicaine, l'Equateur et Nicaragua), à l'initiative d'Hugo Chavez, qui a dénoncé des "plans de déstabilisation de la Bolivie et une tentative séparatiste". Le premier de ces référendums réclamant une plus grande autonomie, avec la reprise par le parlement départemental d'une partie des prérogatives du parlement national, a eu lieu le 4 mai 2008 dans le département de Santa Cruz, le plus grand du pays, représentant un tiers de sa surface. Le résultat positif du référendum (86% pour une plus grande autonomie) fut immédiatement dénoncé comme illégitime, de même que le scrutin lui même jugé illégal, par le gouvernement central (qui en est arrivé à bloquer les transferts financiers entre le gouvernement départemental et le gouvernement central), dont les militants du MAS avaient tenté de perturber le scrutin et dénonçaient par la suite une participation insuffisante (66%). Les territoires en question sont les zones de plateau et plaines, terres agricoles, riches en hydrocarbures (dont les deuxièmes réserves de gaz d'Amérique du Sud découvertes en 2000), limitant ainsi la solidarité inter-départementale envers les zones montagneuses. Le département de Santa Cruz dont la capitale, Santa Cruz de la Sierra est la ville la plus peuplée du pays (1,5 millions des 9,5 millions d'habitants que compte le pays), a connu une croissance importante de ses revenus en provenance des exportations de soja et autres productions agricoles (45% des productions agricoles du pays sont issues de Santa Cruz), ainsi que l'exportation d'essences forestières et de produits miniers (manganèse, or, fer) ce qui a attiré une immigration importante des autres départements du pays (30% du PIB du pays est réalisé dans le département de Santa Cruz). En dépit des apparences, ce département n'est pas enclavé au centre de la Bolivie ou de l'Amérique du Sud, mais plutôt à l'origine d'un système de transport fluvial permettant à la Bolivie de faire transiter ses marchandises jusqu'à l'Atlantique via les rivières Paraguay-Paranà (voir billet). L'exploitation des réserves d'hydrocarbures a principalement lieu dans les départements de Tarija, au sud-est du pays, mais aussi dans les autres départements du centre et de l'est (Santa Cruz, Cochabamba et Cuchisaca). L'exportation de cette ressource s'effectue à travers un gazoduc (en construction) entre la Bolivie et le Pérou, qui est devenu un enjeu géopolitique important dans la sous-région (de même que tous les réseaux de gazoducs disponibles ou en construction en ce début de XXIème siècle), avec des exportations destinées avant tout au Mexique et aux Etats-Unis. La sortie de crise possible qu'aurait été une renégociation de la répartition des bénéfices gaziers entre les départements et l'Etat central, ou encore la mise en place d'une politique d'assainissement des terres agricoles, afin d'établir un consensus sur les besoins techniques et financiers des départements orientaux, et y apporter des solutions pragmatiques, n'auront pas été favorisées par les différents intervenants. De même il ne faut pas commettre l'erreur de simplifier à outrance la tendance autonomiste en l'attribuant uniquement aux oligarques de ces régions, bien que ce soit surtout eux qui financent les politiciens qui promeuvent cette décentralisation. Les défaillances des infrastructures et des services sociaux du pays, et notamment en milieu peri-urbain et rural, et l'incapacité des gouvernements centraux d'y mettre un terme, alimentent les ressentiments autonomistes des habitants de ces départements, qui ont l'impression qu'une plus grande subsidiarité pourrait leur permettre de bénéficier plus rapidement des produits des exportations de matières énergétiques et agricoles, au détriment de la solidarité nationale. Ce diagnostic des autonomistes est renforcé par l'impression d'une mauvaise gestion locale des ressources minières par les départements andins de Potosi, La Paz, et Oruro (qui abritent les principales mines d'argent, de cuivre, et d'étain du pays - la Bolivie est le quatrième exportateur mondial), renforçant ainsi les transferts financiers d'est en ouest.
Quindi... La voie de la confrontation politique, et de la recherche d'une
légitimité démocratique issue d'une majorité temporaire (comme le
démontrent les alternances de majorités lors des scrutins successifs
depuis 2000), a trouvé les faveurs du MAS et d'Evo Morales. Le Tribunal Constitutionnel, dévalorisé par le MAS, puis par l'opposition, n'aura pas réussi à jouer son rôle d'arbitre dans cette crise nationale; et pourtant des modifications aux deux textes, celui issu de la constituante, et celui soumis à référendum dans les départements, auraient permis de rapprocher les deux camps. Dans quelle
mesure est-ce que ces pratiques sont inspirées de celles d'Hugo Chavez? En tout cas, elles ne contribuent pas à la pacification des relations entre la majorité et l'opposition. Ces relations sont à ce point dégradées, qu'il est même envisageable qu'une confrontation politique supplémentaire soit nécessaire pour que le pays tourne la page de la contestation permanente démarrée en 2000, voire en 1985. Cependant, les référendums autonomistes et le nouveau bras de fer électoral entre le MAS et les forces de l'opposition (du centre gauche à la droite conservatrice, en passant par le centre-droit libéral), ne seront qu'une étape supplémentaire dans la réforme souhaitée par Evo Morales. Il devra par la suite faire approuver sa nouvelle constitution (les mouvements indiens et de gauche radicale demandent un référendum immédiat sans modification du texte produit par la constituante), puis réaliser une réforme agraire qui provoqueront des contestations encore plus fortes. A l'image du Venezuela, tant que les ressources financières accrues, issues de l'exploitation des hydrocarbures et du soja, avec des prix des matières premières historiquement élevés, continuent à alimenter les caisses nationales, alors des programmes sociaux, pourtant nécessaires, de santé, d'alphabétisation et de subventions des besoins de première nécessité continueront. Néanmoins, cette dépendance à l'égard de cours mondiaux des matières premières, de réserves mal connues en matière d'hydrocarbures (ainsi que de méthodes de transport défaillantes), de terres arables qui s'épuisent, et de déséquilibres géopolitiques mondiaux liés à la raréfaction des matières premières énergétiques et le rééquilibrage de la production agricole mondiale, ne correspond pas à la mise en place d'un système économique pérenne. La stratégie poursuivie par l'opposition, d'une plus grande décentralisation permettant une gestion propre des ressources du pays par les départements, en affaiblissant progressivement le gouvernement central, et toute possibilité de solidarité nationale qui aurait permis au pays de tourner la page de la crise socio-économique, et à terme institutionnelle, ne fait que plonger la Bolivie dans une crise déstabilisatrice auto-régénératrice. Afin de permettre à la Bolivie de trouver sa place géo-économique, idéalement en tant que membre à part entière du Mercosur, et de se développer de manière équilibrée en créant une réelle interdépendance avec ses voisins, Evo Morales et ses successeurs, devront mettre en place une politique économique et sociale plus consensuelle.























Très intéressant.
Et je partage assez ton avis modéré sur la question. Ne connaissant pas en détail la situation géopolitique en en Bolivie, je suis convaincu que l'autonomie des régions riches, qui pourrait aller jusqu'à la sécession, n'est pas une bonne chose dans l'absolu. Car si j'ai bien compris, c'est plus une autonomie type Ligue du Nord, donc inégalitaire, qui est demandée plus qu'une décentralisation pour accorder plus de libertés aux régions.
Je pense qu'il est nécessaire que les régions de l'Est soient autonomes, mais qu'elles se plient aussi à des règles de redistribution des richesses en faveur de l'ouest qui si je ne m'abuse concentrent le plus haut taux de pauvres et d'indigènes...
Le problème c'est qu'on a à faire de part et d'autres à des partis qui refusent la modération et le dialogue.
D'un côté, un Evo Morales, au discours chaviste très prononcé et qui n'est pas à l'abri de cautionner des dérives éthnicistes, donc racistes pour se garantir le soutien de son aile gauche.
D'un autre côté une droite libérale qui méprise la démocratie et prétend revenir au capitalisme sauvage d'antan.
Morales n'est clairement pas une figure qui permet d'apaiser le conflit dans cette histoire. Et les démocrates européens auraient aussi torts de soutenir les partis de droite d'opposition à Morales.
Il est dommage que la social-démocratie en Bolivie se soit totalement décrédibilisée car à mon avis seul un parti avec à sa tête quelqu'un comme Lula pouvait éviter de tels problèmes à la Bolivie.
Rédigé par: Diego | 11 mai 2008 at 20:53
Salut Diego,
Le référendum national sur l'autonomie des départements ayant échoué en 2006, il n'est pas très clair de quel type d'autonomie il s'agit exactement - le flou est entretenu par les différentes parties - mais en effet cela semble être cohérent avec le programme de la Ligue du Nord (prise de décision locale, dévolution fiscale) sauf pour l'aspect régional. Il n'est pas encore clair si les départements autonomistes boliviennes ont un projet commun - flou volontairement entretenu pour éviter une escalade militaire - à l'image de la Padanie. Mais oui, il s'agit bien d'un projet inégalitaire, qui défavoriserait les régions orientales, bien plus pauvres.
Je ne me suis pas étendu sur le discours ethniciste de Morales, mais en effet, il favorise l'émergence de nations indiennes quechua et aymara, y compris sous la forme de regroupements administratifs nouveaux: "Régional" (III. Titre 1, Chap. 3) et en "Autonomie paysanne indigène d'origine" (III. Titre 1, Chap.7) - territoriales, régionales, ou municipales -, ou encore sur des compétences juridiques spécifiques (II. Titre 3, Chap.4). Cette initiative poserait de véritables problèmes car 70% des boliviens se disent métis et les départements de l'est du pays ne pourraient être regroupés / scindés selon les même critères ethnicistes (c'est un des points majeurs de divergences qui a eu lieu lors des discussions de la constituante - les chapitres en question sur les juridictions et administrations indiennes sont mentionnés entre parenthèses). Par contre, il y avait sûrement une marge de négociation possible entre les départements orientaux et occidentaux pour accorder une plus grande "dévolution" aux différentes autonomies indiennes de l'ouest en échange d'une plus grande autonomie économique aux départements de l'est. Même si je suis d'accord sur le principe d'une plus grande reconnaissance envers les populations indiennes, et de leur réserver un statut spécifique dans la nouvelle constitution, il me semble que cela ne peut pas se faire sans compromis aux autres acteurs nationaux boliviens, afin d'éviter un embrasement social à répétition. C'est dommage, car il y avait des choses très intéressantes dans cette nouvelle constitution comme les tribunaux à compétence agro-environnementale.
http://www.latinreporters.com/bolivieConstitutionProjetDefinitifMorales122007.pdf
Je suis d'accord, c'est bien des figures plus centristes / socio-démocrates qui peuvent restaurer un équilibre et pérenniser un système économique viable dans les pays latino-américains. Mais pas tout le monde n'a des Lula à disposition... (une autre figure de la social-démocratie brésilienne très intéressante est Fernando Henrique Cardoso).
Rédigé par: ArnaudH | 12 mai 2008 at 07:10