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11 avril 2008

Commentaires

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blauesauser

Enorme ton blog...par contre j'ai juste une question tes articles ...comment fais tu pour avoir des articles aussi longs ..?

ArnaudH

Merci. Bravo aussi pour ta couverture de l'élection américaine et la recherche documentaire (photos / vidéos). Pour les articles longs: tu veux dire techniquement? (c'est automatique en fait, du moins sur la plateforme Typepad) ou bien en terme de temps consacré pour l'écriture ? (les semaines où j'écris des articles longs, j'en écris peu et j'accumule le maximum d'infos de sources variées sur lesquelles je prends des notes pendant plusieurs jours; mais bon, selon mon expérience sur le dossier / pays, de part mon métier de consultant, c'est plus ou moins facile; pour ce qui est de l'écriture elle-même, j'ai toujours eu du mal à faire bref, je suis un peu l'anti-blogueur, lol, mais c'est justement le principe d'une analyse aussi complète et pertinente que possible qui m'a toujours fasciné, des fois ça marche, des fois moins, "whatever you do, you're always gonna win some, and lose some, it's how you play that counts")

d0m1

1 - "verrouiller un processus de pacification" = poser des conditions ?

2 - peut-il exister des décisions rétroactives ? exemple : non à l'engagement de la France en Irack ?

3 - CPEA "auto- différenciation" : ce "menu à la carte" est-il généraliste ou bien est-il défini lors d'une opération précise ?

ArnaudH

@ d0m1: alors reprenons notre discussion multi-sites, lol:

1. Dans ce cas précis je sous-entendais: finaliser le processus de pacification des Balkans

2. Si j'ai bien compris la question, oui, lors d'une future décision consensuelle (sans opposition d'un membre), si l'OTAN décide d'agir en Irak, cette décision reviendrait sur la décision tacite de 2003 de la France et l'Allemagne de ne pas s'engager dans ce pays. Pour que cette action soit légale, il suffirait que les forces de l'OTAN soient "invitées" par le gouvernement irakien (qui est l'autorité légale en Irak selon la résolution 1546 Conseil de Sécurité de l'ONU).

3. Le CPEA est "à la carte" pour tous les pays européens - que ce soit pour la gestion en temps de paix ou pour leur participation éventuelle à une opération de l'OTAN (c'est le cas par exemple de plusieurs pays non membres de l'OTAN mais membres du CPEA qui participent en Afghanistan et/ou au Kosovo).

Sur toutes ces questions, d'autres blogueurs ont avancé sur le sujet:
http://heresie.hautetfort.com/archive/2008/04/23/quel-otan-pour-la-france-et-l-europe.html#comments
http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/04/23/exlusif-le-plaidoyer-de-bush-pour-l-europe-de-la-defense.html#comments
http://egea.over-blog.com/article-18830674.html

Je suis à ta disposition pour répondre à toute autre question ;)

d0m1

@ Arnaudh : j'y vois (un peu ) mieux - je vais voir les sites indiqués, j'ai déjà visité les 2 premiers.
Espère que je trouve mes prochaines réponses, il s'agit du nucléaire (lol).

d0m1

les blogs : oui + les notes. Je n'ai pas de limite de temps pour piger, donc, ce n'est qu'une question de patience...

j'ai suivi les notes PESD - donc :

question : hypothèse - un pays joue avec une bombe nucléaire et la balance sur un pays de l'Otan - qui décide (l'Otan), d'une réplique nucléaire. La France dit "non" (c'est son droit, il me semble). Mais l'Otan a besoin de son "Redoutable" ou autre joujou.

(NB : j'appartiens à la génération qui a une trouille bleue de ces trucs).

Quelles sont les marges de marges de décision autonomes ?

d0m1

"les marges de manoeuvre", je voulais écrire.

ArnaudH

Il s'agit d'une question complexe que je ne pense pas être en mesure de répondre totalement.

Les articles du traité de l'OTAN exigent une défense mutuelle (sur le territoire européen et dans l'atlantique nord, pas les autres territoires des pays membres) en cas d'attaque mais n'en spécifient pas les moyens (ce rayon de défense s'étendra à l'ensemble des pays de l'UE si le Traité de Lisbonne est ratifié). Que je sache, l'OTAN a un Groupe des Plans Nucléaires pour gérer toutes les questions politiques liées aux forces nucléaires de ses trois membres qui disposent de ces forces (Etats-Unis, Royaume-Uni, France) et pour discuter de ces sujets avec la Russie (et les deux ex-républiques soviétiques qui disposaient d'armes nucléaires, l'Ukraine et l'Azerbaïdjan). Mais cela n'implique pas un contrôle militaire de l'OTAN de la force nucléaire de chaque pays qui reste nationale (ce qui n'empêche probablement pas l'OTAN, en coopération avec les états-majors de ses pays membres, d'avoir des plans de riposte nucléaire préparés). Bref, en cas d'attaque sur un de ces trois pays, c'est leurs commandements militaires nationaux qui décident la nature de la riposte, et de mettre leur arsenal nucléaire à disposition des forces du commandement de l'OTAN ou non. En cas d'attaque nucléaire sur un autre pays membre de l'OTAN, il n'y a pas d'automaticité que je sache. Bref, selon ma compréhension actuelle du sujet, dans ton scénario, l'OTAN ne peut pas utiliser les moyens militaires d'un pays membre sans son autorisation, à l'exception de forces qui sont mises à disposition de l'OTAN en permanence comme la Force de Réaction Rapide (non nucléaire). Les marges de décision autonomes de chaque pays sembleraient assez larges mais opaques, et cela est réalisé volontairement pour rassurer les populations nationales et au même temps agir de manière dissuasive envers tout pays qui pourrait attaque un pays membre de l'OTAN.

Je suis conforté dans la non-automaticité de mon raisonnement par la lettre récente des ex-chefs d'état-major (dont l'Amiral Lanxade) qui demandaient la création d'une dissuasion nucléaire automatique (plus de droit de véto, et plus de décisions consensuelles, ils prônent une règle de la majorité) et d'une force de frappe préventive (ce qui implique que ces deux concepts ne sont pas appliqués, même tacitement) - je suis, à titre personnel, absolument opposé aux deux concepts:
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7891
http://www.guardian.co.uk/world/2008/jan/22/nato.nuclear

Je crois que je vais reformuler tout cela est poser le problème à un blogueur spécialiste des affaires militaires. Qu'en penses-tu?

Pour l'anecdote, moi aussi j'ai été traumatisé à vie lorsqu'à 11 ans, en lisant le journal, je me suis aperçu que j'habitais dans une des premières zones à se faire attaquer par une arme nucléaire en cas de guerre (j'habitais la région de Washington D.C. à l'époque).

d0m1

merci Arnaudh ! C'était simple "avant" : tu m'attaques, je riposte" ( = ne m'attaque pas). Mais là...
je continue à potasser...

ArnaudH

Ca n'a pas vraiment changé en fait: le principe de dissuasion doit, selon les théoriciens actuels, être élargi à l'extérieur du cercle européen pour couvrir l'ensemble de la planète (effet ricochet de la mondialisation / globalisation: les intérêts de chaque puissance sont devenus mondiaux; que ce soit en matière d'approvisionnements, intérêts financiers, intérêts commerciaux, intérêts stratégiques, ce qui explique la démultiplication des ensembles sécuritaires / ensembles régionaux).

d0m1

tout ceci me donne l'impression que les risques sont démultipliés.
si tu trouves un bloggueur spécialiste des affaires militaires...
tu vas rire, mais je m'interroge depuis que le texte de la Constitution Européenne est sorti en librairie...pendant que les autres ne s'interrogeaient sur rien puis uniquement sur l'économie, je cherchais furieusement à comprendre les interactions militaires ; et ce n'est pas fini.

ArnaudH

Je te livre mon impression: le contexte nucléaire n'est pas plus dangereux, il l'est même largement moins que pendant la Guerre Froide. Les pays à risque sont moins nombreux et moins bien armés:

- la Chine diminue sa rhétorique guerrière au fur et à mesure de son développement économique (à l'exception de Taïwan);
- l'Ukraine et le Kazakhstan se sont débarrassés de leurs armes nucléaires;
- la Russie est redevenue plus stable après la décennie 90, en partie grâce à sa richesse pétrolière, en partie parce que malgré tout, un président et un premier ministre "élus", c'est plus stable qu'un politburo qui pouvait changer de tendance radicalement, le pays s'insère progressivement dans une forme de capitalisme hyper-libéral, profondément inéquitable mais qui n'est que très peu contesté sur place;
- les conflits latents issus de la répartition des territoires de l'ex-URSS sont en cours d'accalmie (Transnistrie, Moldavie, Biélorussie, Arménie, Géorgie, Azerbaïdjan, Tchétchénie; même si les conflits potentiels en Abkhazie et Karabakh pourraient redémarrer);
- les conflits issus de la dislocation de l'ex-Yougoslavie sont dans leur phase finale (a priori);
- l'Afrique du Sud, le Brésil, l'Argentine, et la Libye ont abandonné leur programmes nucléaires militaires;
- les conflits en cours et potentiels sont en dehors de l'espace "Européen et Nord Atlantique" et il s'agit de puissances non nucléaires ou de puissances avec une force nucléaire très faible: je ne cherche pas à nier les risques de ces puissances régionales, mais elles sont nettement moins conséquente que celle de la Russie et la Chine en son temps. La Corée du Nord est rentrée dans un cycle de négociations (certes imprévisible, mais ses besoins économiques sont dantesques). Pour les autres puissances nucléaires en devenir (Iran, Syrie), l'occident cherche l'élimination des prmiers éléments d'un programme nucléaire. Evitons la panique.

Il nous faut distinguer la rhétorique guerrière et des risques des néo-conservateurs et des militaires (ces derniers effrayés par ces ennemis pour lesquels nous ne disposons pas de la masse d'information dont nous disposons pour les russes et les chinois, et réciproquement, ainsi que par l'obtention d'un engin nucléaire - même une bombe radiologique - par un groupe non étatique). Pour moi, il nous faut revenir à un discours de la raison, de la diplomatie, et de la limitation des risques par le biais de la non-prolifération etc. Bref, je suis partisan de la mise en place de politiques de non prolifération au sein de l'ONU, l'AIEA, l'OTAN, l'UE (etc.), mais cela ne doit pas se transformer en une panique populaire qui n'a pas lieu d'être.

A l'inverse, les risques de guerres conventionnelles se sont démultipliés depuis la fin de la Guerre Froide, que ce soit pour raison de conflits ethniques, de frontières mal définies, de ressources énergétiques qui se raréfient, d'Etats peu institutionnalisés qui peuvent servir de base arrière pour des groupes de terroristes, de guérillas, de fanatiques etc. C'est ce choc que nous devons apprendre à mieux gérer, du point de vue diplomatique, militaire, institutionnel, économique, etc.

Pour les relations avec la Russie et les ex-républiques russes à l'ouest et au sud, voir la partie "Monde Russe" du blog: http://www.quindiblog.eu/log/politique_monde_russe/index.html

Pour les analyses sur l'ex-Yougoslavie: http://www.quindiblog.eu/log/europe/index.html

d0m1

non, pas de panique...juste un fond d'inquiétude.

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