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27 février 2008

Commentaires

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houhou

Etonnant que Chypre ait choisi un président communiste alors que tout le monde avait parié sur l'autre candidat. Preuve que le fait d'être au milieu n'est pas forcément significatif dans une victoire.

ArnaudH

Oui c'est un cas exceptionnel où le candidat de centre droite finit par être plus conservateur dans les faits sur la question de la réunification que les candidats communiste et de droite (c'est en grande partie lié à son historique personnel; le dernier d'une génération favorisant l'Enossis).

vincent

C'est quand même pas normal que Chypre ait été acceptée au sein de l'UE alors que l'intégrité de son territoire n'était pas garantie.

Il aurait fallu exiger des deux communautés un accord avant.

ArnaudH

Oui c'est vrai que ça complique, mais tout le monde croyait que la dynamique d'intégration dans l'UE allait justement débloquer le dossier en 2004 (afin que cela soit crédible, il fallait que l'UE confirme à l'avance qu'elle n'intégrerait qu'une partie de l'île si nécessaire). C'est ce qui a réussi du côté chypriote turc (le vote allant à l'encontre du président de l'époque, ce qui était le but recherché) mais a surpris côté chypriote grec avec un retournement de la position traditionnelle (suite aux appels populistes de dernière minute de l'ancien président, fin politique), alors que ça aurait justement était une occasion historique de dépasser le schisme.

Cependant l'UE est devenue une des principales forces à prôner la réunification; d'une certaine manière, elle désenclave ce litige en usant de son poids politique interne, régional et de son influence internationale, à bon escient jusqu'à présent...

Diego

Ah un article sur Chypre, super ! Une chose m'intrigue, ce président communiste est communiste au sens traditionnel du terme ou il ne reste plus que le nom et c'est plutôt une personnalité de centre-gauche ?

ArnaudH

Salut Diego,

Je me suis posé la question sans arriver à trouver une réponse concluante (hormis en grec, langue que je ne parle pas, très peu d'informations circulent sur ce point, la campagne s'étant centré sur la réunification). Son parti, l'AKEL, "le Parti Progressiste des Travailleurs", a été rebaptisé en 1941 (faisant suite au PCC, rendu illégal en 1931 par les britanniques et a opéré pendant une décennie de manière clandestine, puis de nouveau entre 1955 et 1960). Ses pratiques législatives (depuis 2001) et exécutives (depuis 2003), en coalition avec le centre gauche social démocrate (EDEK) et le centre droit (DIKO), en font un parti de gouvernement (non révolutionnaire) mais ses alliances européennes au sein du Parti de la Gauche Européenne (groupe GUE/NGL) en font un membre de la gauche radicale (au même titre que le PCF et Rifondazione Comunista). Bref, je ne crois pas qu'on soit dans le cadre d'une gauche véritablement communiste (staliniste ou trotskiste) mais plutôt d'une gauche radicale de gouvernement, plutôt altermondialiste, gouvernant à la tête d'une coalition hétéroclite (pas très différent de l'Italie et l'Unione en fin de compte, mais avec un rapport de force distinct).

Ma crainte, à ce sujet, est un blocage de l'UE, au début du mandat de Christofias, pour des raisons idéologiques. Certaines déclarations passées mènent vers une situation de blocage (voir lien), d'autant plus que l'UE n'a pas d'expérience avec une gauche radicale à la tête d'un gouvernement. Mais bon, l'expérience de coalitions larges, acquise au sein du système chypriote ces dernières années devrait permettre de dépasser la plupart des situations de blocage...
http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Chypre-le-PCF-se-rejouit-de-la-victoire-de-Dimitri-Christofias_a1587.html

Diego

Oui, c'est plutôt ça. C'est une personnalité de la gauche radicale. Son parti est assez comparable à Rifondazione.

Effectivement il faut voir comment l'UE prend cette élection d'un président issu de la gauche radicale.

Diego

Bon de toute manière son élection est loin d'être si étonnante contrairement à ce qu'essayent de nous faire croire les communistes français.

La gauche radicale, en plus du centre-gauche réformiste et de la droite libérale-conservatrice est une des forces politiques qui existent depuis un moment en Europe et qui est en capacité de gouverner.

Après il faut voir quelles types de politique est fait. Je pense qu'il y a une tendance méditerranéenne en Europe qui fait que la gauche radicale est plus forte que dans d'autres pays européens plus continentaux.

Bref, je ne sais pas ce que tu en penses, mais les expériences de gauche radicale d'Amérique latine (issue d'élections démocratiques -Chavez, Morales-) se révèlent assez peu concluante sur le long terme. On peut donc présager de la même chose pour Chypre.

A priori, la gauche radicale accède au pouvoir quand le centre-gauche a échoué ou bien s'est trop déporté sur sa droite. Pour éviter cela il faut clairement faire un mouvement de balancier comme le fait le SPD en Allemagne ou le New Labour Party actuellement au Royaume-Uni.

Au final, c'est la France qui est la plus en retard étant donné qu'aucune gouvernement de centre-gauche n'est encore arrivé au pouvoir. La législature Jospin n'a été qu'un pas discret vers cela. Mais sans le soutien de l'électorat modéré qui s'est porté sur Bayrou et le Modem, on ne peut pas vraiment faire un centre-gauche digne de ce nom en France.

ArnaudH

Je suis d'accord sur les tendances méditerranéennes de la gauche radicale (issue d'un long combat avec des forces conservatrices jusqu'aux années 70 en Chypre, Grèce, Espagne, Portugal; et des forces démocrates chrétiennes en Italie jusqu'aux années 90); c'est encore une histoire récente.

Pour l'Amérique Latine, je ne sais pas si on peut comparer, car les forces conservatrices étaient beaucoup plus fortes jusqu'aux années 80-90 (c'est de l'histoire contemporaine) et il s'agit d'un retour de balancier (j'aime bien lire cette histoire dans un cadre national et continental mais pas international - quelques liens existent à l'échelle internationale avec la Chine, Vietnam etc - voir billet sur Cuba, mais cela n'a rien d'un bloc de gauche radicale; de même l'exemple du Chiapas n'est pas généralisable, c'est un symbole, c'est tout). Comme toute tentative à l'extrême, c'est voué à l'échec (le Venezuela avec sa rente pétrolière, avec un prix du baril historiquement haut, et ses largesses continentales, est l'exception, mais pas un modèle). Les modèles à regarder de près seront ceux de la Bolivie, l'Equateur et du Nicaragua (pour le moment, ils n'ont rien fait de probant, que je sache).

Bref, la gauche radicale cherche à se perpétuer en justifiant un impact international neuf, mais je ne vois pas de liens idéologiques et politiques réels entre ces mouvements (à part des références faciles, et flous dans la pratique, à un idéal alter-mondialiste). A l'inverse, il existe un réel mouvement international de regroupement des sociaux démocrates (dont est membre le président chypriote turc) d'une part, des démocrates de l'autre et un début avec les deux (PD: comme tu l'explicites très bien sur ton blog). Mon impression c'est qu'on se dirige, un peu partout, vers un système à 3 partis (conservateurs, démocrates/sociaux démocrates, gauche radicale). Je pense que dans le cadre de cette tendance, c'est le centre gauche et le centre droite qui souffrent le plus, ne sachant pas où se positionner dans le nouveau schéma (en France, c'est valable au centre gauche pour les PS frange gauche - style PRS, le PCF; et au centre droite pour les ex UDF au MoDem, au NC et à l'UMP, et les Gaullistes réformateurs).

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