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10 décembre 2007

Commentaires

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Florian

Bravo pour ton blog, ce sont vraiment des analyses de qualité !
Florian

Cinephil

Bien que profondément choqué par l'attitude du petit Nicolas vis-à-vis du chef d'état lybien, et par là même opposé à cette visite, je ne puis qu'applaudir à l'analyze assez fine que vous faites de la situation.
Mais je reste persuadé, tout comme vous, qu'il y a une façon et surtout un temps pour le faire. Et c'est sans doute là que le Président pêche par excès de confiance en ses propres qualités...

L'Hérétique

Bonjour Arnaud,

Tu oublies tout de même que Khadafi vient de légitimer juste avant de venir le recours au terrorisme.
Quant aux aspects commerciaux, comme le dit fort justement Bayrou, le redressement économique d'un pays, ce n'est pas la signature avec des dictateurs qui possèdent des cassettes, mais plutôt l'aide aux PME.
A mon avis, Sarko veut montrer qu'il est capable de signer des plus gros contrats que Chirac.

Mais il n'a rien compris à l'économie, et surtout aux problèmes économiques de la France. Notre souci principal, ce ne sont pas les gros contrats, mais l'absence de pme capables d'en proposer. Quand un diplomate allemand se déplace à l'étranger, il a 4 gros ténors, mais 100 à 250 pme qui le suivent, quand c'est un diplomate français, , il y a peut-être un ténor de plus, mais 10 PME en sus au plus.

Et en ce qui concerne l'Iran, les situations ne sont pas comparables : les indemnisations données à la Lybie excèdent celles qu'elle a versé pour les victimes de Lockerbie.

La morale est bafouée au-delà de ce que l'on peut imaginer, et avec un cynisme qui me laisse pantois.

ArnaudH

@ Florian: merci beaucoup

@ Cinephil: merci oui, c'est clair qu'il y a un excès de confiance et des fautes commises: ce qui est généralement le cas lors des 6 premiers mois de mise en place d'un gouvernement. Ici on assiste de plus à autre chose je crois, un cumul de provocations publiques inutiles de la part du président pour devenir aussi incontournable sur la scène internationale que sur la scène nationale... à suivre

@ L'Hérétique: je suis d'accord sur le rôle nécessaire des PME dans l'entourage du président lors de tournées commerciales et de l'aspect très critiquable de mélanger cette visite officielle et les signatures de contrats - par contre je ne suis pas sur que cela était évitable (cf. libération des infirmières bulgares). Pour ce qui est du commentaire sur le terrorisme, c’est en effet de très mauvais gout mais cela ne me semble être qu’une provocation de plus pour montrer son impact médiatique / diplomatique plus qu’un appel au terrorisme international (dont il serait un des premiers à en souffrir les conséquences)

Laure Leforestier

Merci de cette analyse pertinente

ArnaudH

Merci Laure (je profite de l'occasion pour dire tout le bien que je pense de ton blog - ça m'aide beaucoup pour mieux comprendre la situation rouennaise)

L'Hérétique

à Arnaud,

Il aurait tout de même pu choisir une autre date que le 10 pour la visite. Parfois, je me pose la question de savoir ce qui a primé pour lui : libérer les otages bulgares ou vendre des centrales à Kadhafi ?

Et puis de là à lui dérouler le tapis rouge, il y a des bornes à ne pas dépasser.

ArnaudH

@L'Hérétique

Tout à fait d'accord sur le choix de la date: c'est ce qui laisse supposer que pour Sarkozy, les droits de l'homme ne doivent même pas être mentionnés lors de certaines visites sensibles (Chine, Libye), et à ce titre je le trouve très critiquable (pour la Chine en tout cas, pour la Libye, si cette supposition se confirme). Mais je me pose tout de même la question de savoir si ce n'est pas un message indirect que lance la diplomatie française par le biais de Rama Yade et Bernard Kouchner... quelque chose que l'Elysée ne peut se permettre de faire suite aux arrangements issus de l'affaire des infirmières bulgares (les conséquences de remaniement pour RY et BK en dira long sur la motivation derrière leurs commentaires). Les américains et les chinois sont des experts pour faire passer ce genre de double message, alors pourquoi pas la France...

J'espère que tu n'as pas raison pour la primauté des centrales car, dans ce cas, la France rejoindrait Monaco et Singapour en tant que version moderne du comptoir...

A suivre de très près...

Hervé Torchet

Au-delà du fait que Khadhafi est un assassin non repenti à qui on vend des armes (à moitié prix !), la visite de Khadhafi pose bien d'autres problèmes à notre diplomatie et met en cause plusieurs équilibres de la région.

Tout d'abord, il y a plus de vingt ans que la France a choisi d'axer sa présence au Proche et Moyen Orient sur l'Égypte. Le signe en a été que l'essentiel des crédits culturels (dont la majorité allait jusque-là au Liban) est désormais affecté sur ce pays (avec d'ailleurs l'inconvénient grave du recul de la francophonie au Liban).

Or l'Égypte et la Libye se détestent. Le retournement d'alliance de la France compromet donc gravement de lourds investissements. L'Égypte est un pays où certes la démocratie régresse, mais c'est un pays de 80 millions d'habitants où nous tentions d'agir avec parfois de réels succès, c'était en tout cas un facteur de stabilité et de paix, car ce pays, contrairement à la Libye, n'est associé à aucune entreprise terroriste depuis sa défaite dans la guerre du Kippour en 1973.

Un autre pays voisin de la Libye, la Tunisie, a des relations délicates avec son voisin libyen. Là encore, quid de la francophonie (de surcroît, si la Tunisie n'est pas une démocratie parfaite, loin de là, c'est un pays laïc).

Or on voit bien que la politique de Sarkozy n'est qu'à court terme et envahie par le chaos, comme l'a très bien souligné Quitterie Delmas ce soir sur BFMTV.

Dans le domaine du n'importe quoi, le pire n'est peut-être pas atteint, mais... comment dire... on le redoute.

Florence Arnoux Le Bras

bonjour Arnaud,
vos analyses sont effectivement très impressionantes et je crois que vous avez raison (dans votre réponse à l'Hérétique): c'est pratique de pouvoir tenir deux langages en même temps. Cela dit, d'après de vagues souvenirs, il me semble qu'Hervé Torchet n'a pas tort lorsqu'il évoque une "alliance" avec la Lybie (je ne sais pas si l'on peut parler d'une "alliance") en contradiction avec les alliances traditionnelles de la France.
Merci pour votre commentaire sur mon blog.

ArnaudH

Bonsoir Florence, merci beaucoup.

Pour ce qui est de la réflexion d'Hervé (bonsoir) j'ai pris le temps d'y répondre car cela n'est pas un problème simple et méritait réflexion. Voici un début de réponse: je pense que tout ce qui contribue à une banalisation progressive des relations avec nos voisins du sud va dans le bon sens (dans la mesure de la décence politique - dans le cas de la Libye, je précise dans le billet ci-dessus). Leurs régimes sont imparfaits (certains plus que d'autres: la Libye figure au rang des plus imparfaits, c'est vrai) mais nous ne pouvons que marginalement contribuer à leur amélioration (je me démarque totalement des néo-conservateurs qui pensent pouvoir changer les régimes politiques d'autres pays; je pense au contraire qu'on ne peut qu'accompagner des mouvements de démocratisation déjà existants et qu'on ne peut que très rarement les susciter).

Donc pour ce qui est de la Méditerranée, il me semble nécessaire que les pays membres de l'UE puissent dialoguer avec tous les pays de cet espace géographique. Cela ne doit pas impliquer des choix entre des alliances (qui pour certaines peuvent se retourner selon les politiciens en place - comme au Liban) ni entre des positions historiques de discorde entre voisins (Egypte-Libye; Maroc-Algérie; Liban-Israel etc.).

Le dialogue et l'entrecroisement des intérêts géopolitiques mais surtout économiques contribueront à terme à la réduction de ces différents historiques (méthode Monnet). Dans ce cadre, je pense que le projet d'Union Méditerranéenne proposé par Sarkozy pourrait même être une bonne chose mais tout dépendra du contenu qu'on veut lui donner. Le prolongement de ce raisonnement est de considérer tous ces pays comme des partenaires commerciaux naturels - sans choisir entre eux (après, la vente de matériel militaire sensible est une autre question).

Pour ce qui est de la politique culturelle (je ne suis pas du tout un expert sur la question) mais il me semblerait logique que tous ces pays soient prioritaires pour la distribution de crédits culturels: certains parce que nous avons plus d'affinités culturelles (dont la francophonie), d'autres parce que c'est aussi une façon d'accompagner la démocratisation et le rapprochement (l'Egypte) et finalement une troisième catégorie (dans laquelle tombe probablement la Libye) pour laquelle, l'approfondissement des liens culturels peut permettre le développement d'un dialogue plus "fluide" qui dépasse les intérêts purement stratégiques entre pays qui ont des relations complexes. Dans tous les cas de figure, ces pays représentent notre nouvelle frontière (celle de l'UE) et nous devons considérer les relations avec eux comme prioritaires.

weredIngery

Hello!
Nice site ;)
Bye

ArnaudH

Merci!

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